La fermeture du 42e régiment en 2011
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Jean L'Oury est ravi de la saison 2008 malgré l'absence des subventions de la Drac...
Globalement, comment s'est passé le festival ?
Il est difficile d'être viticulteur et juge du millésime. Mais je dirais que cette 23e édition des Embuscades a été un bon cru. C'est en tout cas le retour que j'ai pu avoir du public. Les gens ont apprécié la qualité des spectacles que nous leur avons proposés. Cette année, contrairement aux années passées, aucun spectacle n'a dérangé. Sur 17 jours, ce qui est long, nous avions une programmation très éclectique. Le public a été amené dans un univers dans lequel il ne serait jamais venu sans le festival.
Où en sont les comptes ?
Je pense très sincèrement que nous allons être équilibrés. Nous avons été prévoyants en réduisant nos coûts. Avec ce gag des solderies, nous avons aussi fait face à la crise des ménages. On leur dit tellement qu'ils n'ont plus d'argent, qu'ils ont fini par avoir peur. Il fallait donc leur proposer quelque chose qui restait accessible. Tous les spectacles décentralisés ont été complets. Il y avait encore de la place pour les nuits de l'humour mais nous avons approché les 750 spectateurs par soir, alors il ne faut pas être trop gourmand. Nous nous attendions à pire. Je me réjouis d'avoir pu offrir un peu d'humour dans cette grisaille et mis un peu de soleil dans le coeur des gens.
Vous n'avez pas eu de subventions de la Direction régionale des affaires culturelles...
Hélas, le ministère ne nous a pas soutenus cette année. Pourtant, avec 5 000 €, nous ne sommes qu'une goutte d'eau dans le budget de la culture. Cela est bien dommage car le festival des Embuscades est à mon sens une force culturelle en milieu rurale. Tous les ans, en fonction de l'actualité locale, nous envoyons une crêpe. Cette fois, symboliquement, c'est à la ministre de la culture, Christine Albanel, que nous l'avons adressée.
Le festival est-il menacé ?
Il ne faut pas se leurrer pour l'année prochaine au regard des orientations budgétaires qui ont été prises en 2008... Nous n'aurons sûrement pas de subventions nationales mais nous allons repartir au combat. Quoiqu'il arrive, il y aura bel et bien une 24e édition en Embuscadie ! Notre force : notre esprit d'équipe.
Propos recueillis par Sophie DELAFONTAINE.