face à certaines critiques formulées par la CFDT.
« Le centre hospitalier se porte bien, indique Bruno Faulconnier, sans botter en touche la question des retards. C'est vrai qu'il y a un décalage au niveau du déménagement. Comme sur bien des chantiers, nous avons rencontré des difficultés. Il n'y a pas de point de blocage. Les difficultés ne sont pas majeures. » À titre d'exemple de retard : l'étanchéité des terrasses. « Ce problème s'est réglé lentement. »
« Le calendrier a été revu »
Des retards seraient directement imputables, assure Bruno Faulconnier, à plusieurs entreprises. Un point que le conseil d'administration ne prend pas à la légère. Une « enquête » est en train d'être menée afin de déterminer les responsabilités éventuelles de tel ou tel prestataire. Alors, c'est pour quand ce centre hospitalier flambant neuf ? Prudents, les responsables se gardent de donner une date précise. « Au printemps 2008, le nouvel hôpital sera totalement opérationnel », livre Jean Arthuis. « La solution de tout faire pour une ouverture en fin d'année n'était pas raisonnable, complète Bruno Faulconnier. Il ne s'agit de faire courir aucun risque à quiconque. Le calendrier a été revu. » Le chantier serait en avance sur plusieurs points : les étages du futur centre hospitalier ; les travaux touchant l'actuel pavillon sud-est ; les cuisines, etc. « Tous les aménagements extérieurs seront réalisés. Il n'y a pas de coupe sombre. »
Budget. Autre sujet qui fâche : l'argent. « Il n'y a aucun problème financier. Tout se déroule au cordeau par rapport à ce qui avait été prévu, assure Bruno Faulconnier. Il n'y a pas eu de restrictions dans les crédits alloués par l'Agence régionale d'hospitalisation (1) par rapport à ce que nous avions demandé. Notre budget est équilibré. »
Nouvelles têtes et nouveautés. Le futur centre hospitalier du Haut-Anjou intéresserait un certain nombre de jeunes praticiens. « On n'en a jamais autant attiré », assure Jean Arthuis. Une unité médico-psychologique va voir le jour aux urgences. Pour l'animer, trois postes d'infirmières et un demi-poste de psychologue ont été créés. Un demi-poste de médecin pour les consultations en addictologie (drogues, etc.) va être mis en place. La prise en charge dans le domaine de la gérontologie va être développée (création d'un demi poste de médecin). D'autres dossiers sont en cours : mise en place d'un programme de soins palliatifs ; d'hospitalisation à domicile, etc. Le centre hospitalier du Haut-Anjou s'est aussi rapproché du centre régional de lutte contre le cancer, afin d'améliorer le suivi des patients. « Notre mot d'ordre : confiance », résume Jean Arthuis.
Mikaël PICHARD.
(1) Les ARH sont des groupements d'intérêt public associant l'État et l'Assurance-maladie. Elles sont chargées de mettre en oeuvre, au niveau régional, la politique hospitalière définie par le gouvernement, d'analyser et de coordonner l'activité des établissements de santé publics et privés, de conclure avec eux des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens, et de déterminer leurs ressources.