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Hier, ce gendarme de la brigade motorisée de Château-Gontier, dans le sud de la Mayenne, est venu renforcer les effectifs du peloton autoroutier pour faire des contrôles de vitesse sur l'A 81. Pour tenter d'enrayer cette spirale, la gendarmerie avait prévu de déployer de gros moyens, hier après-midi, à l'occasion du chassé-croisé des vacanciers. Le capitaine Bétérous, qui commande l'escadron départemental de sécurité routière, voulait faire venir un hélicoptère de Rennes pour localiser les contrevenants depuis le ciel. Malheureusement, le mauvais temps en a décidé autrement et c'est au sol que les contrôles se sont finalement organisés. Toutes les communautés de brigades étaient mobilisées et les gendarmes ont planté leurs radars aux quatre coins du département.
155, 162, 168 km/h...
« Aujourd'hui, on est là pour se faire voir car lorsqu'ils voient du bleu, les automobilistes lèvent le pied », fait remarquer l'adjoint au commandant de peloton de l'autoroute. Son fourgon est stationné sur le bord de l'A 81, juste avant une aire de repos à hauteur d'Argentré. C'est dans ce véhicule que les gendarmes remplissent les procès-verbaux d'infraction. Six kilomètres en amont, d'autres collègues se chargent de faire fonctionner le radar. « Quand quelqu'un est flashé, un motard se lance à sa poursuite. Puis, il l'escorte jusqu'à nous ». 155, 162, 168 km/h... Les amendes tombent et les points s'envolent sur les permis de conduire.
A quelques kilomètres de là, en direction de la Sarthe, une autre patrouille s'arrête sur un pont, à hauteur de Vaiges. Au volant, un réserviste « qui donne 30 jours par an à la gendarmerie. Un peu comme d'autres sont pompiers volontaires. Ça me permet de vivre et de voir des choses intéressantes. » Côté passager, un gendarme de Château-Gontier venu en renfort en ce jour exceptionnel de chassé-croisé. Très vite, il dégaine un « ultralyte », radar en forme de fusil.
« Un point rouge s'affiche dans la lunette. On le pointe sur un véhicule qu'on suit quelques secondes et hop, la vitesse apparaît sur l'écran. Tiens, 152 km/h pour celui-là avec la Xantia verte... » Aussitôt, un motard file intercepter le conducteur. « Je suis en retard pour mon travail », confie ce jeune Lavallois qui continue de regarder anxieusement sa montre tandis que le motard remplit l'amende. Quelques minutes plus tard, il repart : encore plus en retard, et « soulagé » d'un point sur son permis et de 45 €.
Solange ESTEVES.