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Mais rien à faire. Quand on interroge les clients, ils sont presque unanimes à trouver les fruits et légumes trop chers. Sur le marché de la cathédrale, mardi, un homme montre son talon de chèque. « Regardez, j'en ai eu pour 21 € pour un petit panier ! » Mais achètera-t-il moins de légumes pour autant. « Non, je continue à en manger. C'est bon pour la santé. Mais je fais plus attention à mes achats. »
Il n'est pas le seul. Cette année, le sac d'abricots est moins lourd et les melons sont moins nombreux à rouler dans le coffre de la voiture. « Les gens achètent en moins grosse quantité », observe une commerçante. Mais tout n'est pas qu'une question de prix. « Regardez ces haricots verts. J'ai du mal à les vendre, les gens ne veulent plus les équeuter. » Et les salades ou les courgettes sont de plus en plus boudées. Alors que les tomates (même sans goût) continuent à attirer les consommateurs.
Mais voilà un débat qui énerve Fabienne Derouet, commerçante en primeurs. « Pour les enfants on ne chipote pas sur le prix des chips et des bonbons. Et quand ils sont ados, on leur achète un portable. Là non plus on ne compte pas. Mais pour les fruits et légumes, on compte et parle de hausse. C'est une question de priorité. »
J.-F.V.