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Le nouveau centre hospitalier de Chateau-Gontier

Édition du jeudi 05 juin 2008

Au bout du sous-terrain, le nouvel hôpital

Le centre hospitalier de Château-Gontier a fait peau neuve. Cette semaine,

l'heure est au déménagement des services et des patients. Ambiance.

« Je vous accompagne dans votre nouvelle demeure », glisse une infirmière, en souriant, à un patient. L'heure du grand déménagement a sonné au centre hospitalier de Château-Gontier. Depuis lundi, le bel hôpital Saint-Julien, datant de la fin du XIXe siècle, est méthodiquement vidé, service après service. À partir d'aujourd'hui, visites et admissions se feront toutes dans le nouvel établissement. Malades et personnels hospitaliers n'ont pas bien loin pour aller de l'ancien édifice au centre hospitalier flambant neuf. À vol d'oiseau, une petite centaine de mètres les sépare.

Même si la distance à parcourir est courte, on ne badine pas avec la sécurité des patients. « Les moins valides sont acheminés par brancard et ambulance », indique Pierre Douzille, directeur des affaires générales. Les autres sont transportés, en fauteuil, via une galerie semi-souterraine de quelque 200 mètres, qui relie les deux hôpitaux. « La partie la plus ancienne de la galerie date à peu près de 1880. Elle était notamment utilisée pour rejoindre le service des archives et les ateliers. Une extension a été réalisée pour relier les deux hôpitaux », poursuit Pierre Douzille.

Blouses blanches et déménageurs

Tout est étiqueté, numéroté avec précision, chambre par chambre. Lits et matériels sont emballés. Ils empruntent le passage souterrain, mais pas le même ascenseur que les patients. Montre en main, l'affaire ne prend que quelques minutes. « Le patient quitte son lit et le retrouve, les draps encore chauds, dans sa nouvelle chambre ! »

Dans le centre hospitalier flambant neuf, on assiste à un ballet de blouses blanches et de tee-shirt bleus, ceux des déménageurs. « On travaille à ce déménagement depuis environ un an et demi. Tout est nickel. Cela amuse les patients de passer par le souterrain », commente Maryse Rouchet, la responsable des urgences, en charge du transport des malades. Le portable de cette médecin-anesthésiste est à portée de main. Avec sa confrère Catherine Willer, c'est elle qu'on appelle si un patient fait un malaise, le temps du trajet dans la galerie.

Françoise, 52 ans, a tenu à faire à pied, accompagnée du personnel médical, le passage souterrain. Premières impressions. « Elle est belle ma nouvelle chambre. On va presque venir à l'hôpital par plaisir ! » Yves, victime d'un accident vasculaire, n'avait « pas vraiment prévu » de séjourner à l'hôpital. Mais il jette un regard approbateur sur son tout nouveau lieu de résidence temporaire. « C'est magnifique. Vous savez si on a la TNT dans la chambre », demande-t-il à l'équipe médicale.

Comme Françoise et Yves, d'ici à vendredi, près de 80 patients auront fait le déplacement avec quelque 350 membres du personnel. «On est sereins. Il ne me reste plus que mes cartons à faire », glisse Héléna Courcoul, cadre en cardiologie. Pour elle et son service, le grand jour c'est aujourd'hui. Juré-craché, le stress, ce sera pour un autre jour.

Mikaël PICHARD.



Ouest-France

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