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Jérôme Castellier avec ses chiennes Salva (recueillie par la SPA après de mauvais traitements) et Colucci. Il tire la sonnette d'alarme : « Un chiot n'est pas un jouet ». Un salon comme celui-ci avec 300 races et des centaines de petits chiens doit rester une vitrine, une carte de visite des éleveurs. Mais il faut voir plus loin et ne pas craquer pour regretter ensuite. Cela évite que les chiens se retrouvent un jour dans un refuge... Il faut imaginer son chiot adulte.
Il faudrait ne pas acheter un chiot sur place ?
Oui, ce serait mieux. Il faut rencontrer des éleveurs, voir les chiots, prendre contact pour un rendez-vous ultérieur chez les vendeurs. Et se laisser le temps de la réflexion pour un achat responsable.
Pourquoi ?
Il faut voir les parents ou au moins la mère, son caractère. Découvrir l'environnement du chiot, la propreté de l'élevage, la place dont les chiens disposent. Pour voir aussi si les chiens ont l'habitude des enfants et d'autres êtres humains. D'un coup, un chiot qui se retrouve dans une famille peut être déstabilisé au point de développer de gros problèmes de comportement par la suite.
Comment savoir quelle race de chien prendre ?
Déjà, prendre un chien se décide en famille en pensant aux contraintes, aux coûts, aux vacances... Puis il faut faire le tour des éleveurs et discuter avec eux de leurs chiens, des traits de caractère. Il faut prendre un chien en fonction de son style de vie, de son caractère. Par exemple, pas de husky en appartement sans grande balade tous les jours.
Et le caractère ?
Il y a les chiens peureux, les équilibrés et les fonceurs. Il existe des tests pour savoir quel caractère a un chiot, on peut le savoir. Comme le test du miroir : en mettant le chien devant, on observe ses réactions.
Le berger allemand revient en force. Qui est-il ?
Il a du caractère, est sûr de lui et très intelligent. Il a besoin d'un maître qui fixe les limites. Il pèse entre 25 et 35 kg et il a besoin de beaucoup, beaucoup d'exercice. Les pantouflards s'abstiendront ! Penser aussi que ces chiens, vieux, ont des problèmes de train arrière. Il faut anticiper cette vie-là, aussi, avec son compagnon.
Question pratique, pourquoi acheter un chiot sevré ?
A huit semaines, la mère a fait l'éducation de ses petits. Les chiots vendus dans les salons sont sevrés, c'est une obligation légale comme de les vacciner, les tatouer ou les pucer.
Est-ce important qu'un chiot soit inscrit au Livre des origines français ?
L'intérêt est d'être assuré que la race ne dégénère pas, qu'elle est respectée. Ce sont des idées reçues que de dire que les bâtards ont moins de tares. Il faut savoir qu'un chien inscrit au LOF coûte aussi plus cher : entre 1 000 à 1 200 € un labrador. Mais attention aux abus !
Comment savoir que le chiot qu'on achète est en bonne santé ?
En achetant un chiot à un éleveur, on est normalement assuré qu'il n'a pas des maladies telles que la maladie de Carré, l'hépatite contagieuse et la parvirose. Il y a des malformations comme la dysplasie ou l'atrophie rétinienne qu'on détecte plus tard. Il faut se renseigner des protections juridiques auprès des éleveurs.
Un dernier conseil ?
Ne pas emmener ses enfants au salon ! Avant 11 ou 12 ans, un enfant ne mesure pas les contraintes d'avoir un chien à la maison. Et si on prend un chien dans de bonnes conditions, l'aventure sera belle !
Isabelle JOHANCIK.
Ì Salon du chiot et du chaton à Saint-Berthevin, Ce dimanche, de 10 h à 19 h au parc des expositions. Entrée : 5 € ; enfants moins de 12 ans, 1 €.