Arnaud Balijon, quelle est votre réaction après la victoire de l'espoir contre Villemomble ?
C'était vraiment compliqué. On a très mal débuté le match et ça a été très pénalisant. Puis Guilherme (Mauricio) en égalisant, nous a remis à flot. Ensuite, on a réussi à les étouffer.
Vous teniez-vous informés, pendant le match, des résultats sur les autres terrains ?
Je n'ai pas eu l'impression que les joueurs se renseignaient pendant la rencontre, non. En revanche, sur le banc, le staff écoutait l'évolution des résultats. À la mi-temps, moi, j'ai demandé les scores. Puis, en seconde période, on a deviné le résultat de Nîmes en fonction des réactions du public, tout en restant concentrés, bien sûr ! Mais c'est vrai que l'explosion de joie des supporters juste avant la fin du match nous a fait comprendre qu'il fallait tenir.
Pourtant, avant cette rencontre et depuis la défaite à Tours (1-0), les affaires du Stade lavallois étaient très mal engagées dans ce championnat...
Je m'étais exprimé dans vos colonnes avant le match (lire OF de vendredi), en disant que tout n'était pas terminé pour la montée, contrairement à ce que nous, les joueurs, on entendait autour de nous.
Cela a-t-il affecté le groupe ?
Un petit peu, oui. En tout cas, moi, c'est ce que j'ai ressenti. Dans le club, comme autour, cela sentait un peu la démobilisation générale. Mais on a su rester concentrés et on s'est remobilisés. Cela dit, on a quand même vu, contre Villemomble, qu'on était encore un peu blessés.
Mais vous avez gagné et désormais, la montée passe par une nouvelle victoire à Nîmes, avec, dans le même temps, un match nul ou une défaite de Cherbourg à Romorantin...
Effectivement. On ira à Nîmes pour gagner. Compte tenu de nos dernières semaines, c'est un peu inespéré et extraordinaire. Désormais, on va jouer une finale aux Costières, même s'il faudra allumer le transistor pour écouter le résultat de Cherbourg.
Vous n'êtes pas les mieux placés pour monter...
Il faudra gagner, c'est tout. Après, on verra. Comme je l'ai dit aux gars lors de la causerie d'avant-match contre Villemomble, on pourrait s'offrir à Nîmes, a priori pour la plupart d'entre nous, le plus beau match de nos carrières, en cas de montée. À nous de prendre du plaisir et d'en donner à nos supporters ; ceux qui feront le voyage comme ceux qui resteront à la maison.
Nîmes, qui possède désormais deux points d'avance sur vous, vient de rater une occasion en or de monter en L2, en perdant à Pau (4-3). Vous, qui venez de gagner, pensez-vous posséder un ascendant psychologique sur les Gardois ?
Les Nîmois ont en effet eu un match pénalisant à Pau. Encaisser quatre buts, et perdre après avoir mené au score, ce n'est jamais bon pour la confiance. Ils vont être entamés moralement et ne vont pas être rassurés de nous recevoir, parce que Laval reste quand même une équipe qui fait peur, car elle a très peu perdu dans ce championnat. Ce sera à nous de les faire douter. On va s'atteler à cela et y réfléchir pendant la semaine. Je ne sais pas si on fera un plan spécial (rires). En tout cas, on est ravis, pour nous et le public, que le suspense dure jusqu'au bout.
Recueilli par
Arnaud HUCHET.
LAVAL - VILLEMOMBLE : 3-2 (1-1).
Arbitre : M. Gasquet.
6197 spectateurs.
BUTS. Laval : Mauricio (44'), Kiaku (52', 63'). Villemomble : Durand (9'), Blanchard (csc, 79').
AVERTISSEMENTS. Laval : Kisamba (83'), Gonçalvès (90+2). Villemomble : Akabla (47').
LAVAL : Balijon - Buzaré, Rodriguez (cap.), Blanchard, Ichane - N'Zif (Gazeau, 85'), Kisamba, Doukantie, Belaud (Gonçalvès, 76') - Mauricio, Kiaku (Vauvy, 70'). Non entrés en jeu : El Mourabet, Ruault. Ent. : Philippe Hinschberger.
VILLEMOMBLE : Pinoteau - Dembélé, Akabla, Bennai (cap.), Diomandé (Scotte, 66')- Bézeme, N'Kaké, Moreira, Nemouté (Modo, 66') - Zahiri - Durand. Non entrés en jeu : Goi (g.), Campion, Achour. Entraîneur : Alain M'Boma.