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Pas facile le jardinage, il faut faire avec la météo et cela demande beaucoup de travail. En fait c'est d'abord un art de vivre. Haro sur les carottes, les pommes de terre, les oignons, les échalotes et surtout les plantes aromatiques (persil, ciboulette, thym...). « Ces dernières sont en progression de 30 % cette année », précise Frédéric Decaux. Les salades, elles, conservent leurs amateurs (3 % de vente supplémentaire). Il y a une raison à ça. « On peut en planter tout l'été, c'est facile et ça pousse vite. »
L'activité des jardineries en hausse
Attention à ne pas se tromper. On ne s'improvise pas main verte. C'est ainsi que l'an dernier, les consommateurs avaient piqué en terre des tomates, des courgettes, des concombres, des fraises ou même des melons pour les plus hardis. Et patatras... l'été médiocre n'a pas fait lever les plants on les a vus pourrir sur pied. Morale : la météo reste la capricieuse maîtresse du jardinier.
Il n'empêche. Les jardineries surfent sur cet engouement pour le potager. « Notre activité est en hausse d'environ 2 % depuis trois ans », constate Frédéric Decaux. À la jardinerie « Ma campagne » on relativise cet emballement. « C'est surtout vrai dans les grandes villes, juge Maxime, responsable de la pépinière. La Mayenne est un département rural et les gens ont l'habitude de faire leur jardin. »
Mais cultiver ses légumes est-il si rentable ? « Ils nous disent que cela leur permet de faire des économies, » repend Maxime. En réalité le bénéfice est plutôt marginal sauf si l'on produit fruits et légumes par kilos. Et on se lance rarement dans le jardinage pour réaliser des économies. Cela répond plutôt à un art de vivre comme le dit Frédéric Decaux. « En fait le jardin est un espace de vie à part entière dans la maison. Et il est à la mode. »
Jean-François VALLÉE.