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La direction du centre hospitalier de Laval va devoir « prendre des mesures pour redresser » une situation financière jugée « périlleuse ». Ce trou, qui n'est pas sans alarmer les 2 300 agents et les 200 médecins de l'établissement - le plus gros employeur du département - est détaillé par le menu dans l'audit financier conduit récemment par un cabinet spécialisé. « Compte tenu de la situation financière de l'hôpital de Laval, j'avais demandé au directeur de faire procéder à un audit afin d'évaluer l'ampleur du déficit avec exactitude, puis de voir ce qu'il conviendrait de faire. Et Philippe Marin a eu le courage de faire appel à un cabinet extérieur pour comprendre ce qui ne va pas. »
Mais sur le diagnostic, sur « les nombreux dysfonctionnements pointés dans l'audit », on n'en saura (provisoirement) pas plus : « Je ne connais pas les conclusions du rapport », coupe Jean-Christophe Paille quand le directeur du centre hospitalier explique « ne pas vouloir communiquer avant la tenue du conseil d'administration programmée vendredi matin ».
« Des activités qui rapportent »
Le directeur de l'ARH entend cependant rassurer le personnel avant sa visite, ce jeudi matin. « Si la majorité des établissements sont à l'équilibre ou presque, d'autres, comme ceux de Nantes ou du Mans, connaissent également des difficultés. » Et la problématique est la même : « L'évolution des charges a été plus rapide que celle des recettes. »
Dès lors, « il convient de s'interroger sur la façon de mieux maîtriser les dépenses » et, dans le même temps, oeuvrer à mieux « adapter l'offre de soins ». Moins de dépenses, c'est forcément jouer sur la masse salariale. Plus de recettes, c'est aussi proposer « des activités qui rapportent mais aussi lutter contre le taux de fuite important de patients lavallois vers d'autres établissements ».
Car un hôpital en déficit, comme celui de Laval, « s'il ne peut plus financer ses investissements, ne peut pas se moderniser. Il est donc indispensable que l'établissement prenne les mesures pour se redresser ». Bien conscient de ces enjeux vitaux, son directeur Philippe Marin a présenté aux syndicats « un plan de retour à l'équilibre budgétaire sous trois ans ». Une durée dont se satisferait l'autorité de tutelle. Mais qui, sur le plan humain, aurait forcément un coût.
Yvan DUVIVIER.