Dix nouveaux noms aux 3 Éléphants
Avant de se produire cette année à Bourges, Soko s'est d'abord fait un nom sur le net. : AFP - Alain Jocard
On connaissait déjà quelques-unes des têtes d'affiche de la 11e édition du festival lavallois. Dix groupes complètent la programmation.
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C'est sur le site internet du festival et de la façon la plus laconique qui soit qu'a été dévoilée, en deux temps, la programmation de la 11e édition des 3 Éléphants. Sept noms avaient déjà été divulgués : la chanteuse Camille ; les rockers belges de Girls in Hawaï ; le quatuor rock canadien de Patrick Watson ; le folk-rock des jeunes savoyards de Coming Soon ; le blues folk de Moriarty ; le hip-hop underground de Why et celui, à tendance électro, du Peuple de l'herbe.
Voici les dix nouveaux groupes attendus endredi 25 et samedi 26 juillet, au parc de Saint-Nicolas à Laval :
Soko. Jeune chanteuse française, Stéphanie Sokolinski est aussi une actrice que l'on a vue notamment dans Mes copines ou Je suis parti de rien avec Depardieu. Enfant (22 ans) de la blogosphère, Soko la « folkeuse » s'est d'abord fait un nom sur le net. Et elle sera cet été de tous les grands festivals.
Nneka. Chanteuse d'origine nigériane installée en Allemagne, elle mélange, dans son premier album intitulé Victim of Truth, les influences soul, pop et hip-hop. Mais plus que sa musique, plurielle, ou ses textes, militants, c'est d'abord sa voix qui marque. D'aucuns la comparent à Erika Badu ou Macy Gray.
Tunng. Ses six musiciens et compositeurs relèvent de l'émergence d'un nouveau courant de folk-psyché. Ils combinent le meilleur du son du Summer of love des années soixante avec des techniques de production modernes et des touches d'électro et de samples. D'où un côté bidouille à leur style psyché.
Subtle. Formation originaire d'Oakland, Subtle distille un hip-hop qualifié « d'audacieux, à l'imagination débordante et au style caractéristique ». Ses musiciens aiment confronter leur art avec d'autres musiciens, d'autres styles comme récemment Why, invités du même festival.
Youngblood brass band. Cet orchestre composé de cuivres, de bois ainsi que de percussions vient de Madison (USA). Ils combinent leur inspiration des orchestres jazz de la Nouvelle-Orléans et ceux du Midwest, puis ajoutent une dose de hip-hop et de funk. Détonnant dans la programmation mais pas moins excitant.
Cinq affiches « électro »
Midnight Juggernauts. Difficile de qualifier ces trois jeunes Australiens dont l'identité précise demeure aussi un mystère. Ce que l'on sait, c'est que leur musique - « des sons robotiques, du synthé, une voix venue de nulle part » selon nos confrères de Libération - agite autant la critique que les bassins sur les dance-floors.
Digitalism. Musique électronique encore avec ce duo allemand qui s'inspire tout à la fois de la French touch et du rock anglais. Reconnus des DJ's comme du public, Jens Moelle et Ismail Tuefekci sortent l'album Idealism dans vingt pays simultanément. Un carton dans les bacs, un succès sur la scène.
Vitalic. Projet porté par le musicien français Pascal Arbez, il se révèle au grand public en 2001 avec la sortie du quatre titres Poney EP. Quatre ans, des remixes et des live plus tard, sort son premier album OK Cowboy, dont tous les sons d'instruments sortent... d'un seul synthétiseur.
Danger. De son vrai nom Franck Rivoire, Danger est un artiste français de musique électronique. Comme Soko, il se fait d'abord connaître sur Internet. Chacune de ses productions porte le nom d'une heure exacte. Ses lives en Australie ont d'autant plus marqué qu'ils ont été longtemps repris sur les blogs musicaux.
DJ Qbert. Il est considéré comme « une des références mondiales du turntabilisme », l'art premier du DJ, faisant de ses platines un véritable instrument de musique. Tantôt hip-hop, drum'n'bass, électro ou breakdance, ses mixes sont invariablement l'occasion d'assister à une démonstration technique de haut niveau.
Yvan DUVIVIER.
Ouest-France