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Philippe Brunel (ici à la lutte avec le Bastiais Cahuzac) a offert l'égalisation aux Angevins, juste avant la pause. Le gaucher angevin a réalisé une grosse partie, vendredi soir. : Franck DubrayPoings fermés au fond des poches, Jean-Louis Garcia garde en travers de la gorge le scénario d'une première période à rebondissements. Face aux micros tendus : « Au bout de 20 minutes, c'est sûr, on était mal barrés... » Vingt premières minutes catastrophiques, en effet. Le Sco était comme un chien qui grimpe un escalier, incapable de ressortir les ballons, de se projeter vers l'avant, emprunté, face à des Corses qui combinaient pourtant à deux à l'heure. L'absence de Fahid Ben Khalfallah dans ce domaine du jeu a, sans doute, été préjudiciable.
Guy Moussi fut, bien malgré lui, l'homme de ce gros quart d'heure raté. Il provoqua tout d'abord le penalty sur une faute évitable dans la surface sur Pentecote. Padovani, plus que jamais « oscarisable » en cette fin de saison, repoussa la frappe de Pierre-Yves André (5').
Ensuite, le même Moussi passait en retrait entre Lecluse et Ongoly. Ce dernier, en retard, faucha Pentecote comme dernier défenseur. Il fut expulsé dans la seconde (13'), ce qui valut à Jean-Louis Garcia cette phrase : « Theddy est face à l'attaquant. La décision de l'arbitre a été hâtive, selon moi. Il n'a pas hésité une seconde. Cela casse le spectacle devant 9 000 personnes. »
Casoni : « Nous les avons ressuscités »
Guy Moussi, lui, crédité d'une bonne deuxième mi-temps, faisait preuve d'une grande drôlerie : « Il ne me manquait plus qu'un but contre mon camp et un carton rouge... Je suis passé au travers, ce soir. Le plus dur était de ne pas baisser la tête. » Réduit à dix, le Sco, grâce à son gardien, tenait bon. Nouvelle tuile à la 21e minute : David Leray, qui se réceptionna mal après une tête, se faisait une grosse entorse du genou et devait sortir sur une civière... Les plus fins observateurs se perdaient alors en conjectures et se demandaient bien ce qu'il pourrait encore arriver : une invasion de la pelouse par des criquets ? Un raz-de-marée ? Une alerte à la bombe ?
Rien de tout cela. Juste un missile de Philippe Brunel avant la pause qui redonnait des couleurs aux siens (1-1, 45'). Bernard Casoni, lui, était tout pâle : « On a fait 44 minutes superbes. Angers égalise sur un petit manque de rigueur de notre part. Normalement, cela doit faire 3-0 à la mi-temps en notre faveur. Nous les avons ressuscités. » En maître tacticien, Jean-Louis Garcia réussit à trouver la bonne formule au retour du vestiaire. Il reconstitua la paire Moussi-Stephan au milieu, Auriac glissant arrière droit et Cygan revenant en charnière centrale avec Lecluse. Il dit : « Nous avons limité les dégâts en étant très intelligents en deuxième mi-temps. On manque même l'exploit sur quelques occases. On se contente de ce point mais on est déçus. »
Toujours au fond des poches, ses poings se serrent encore un peu plus : « On avance, mais très lentement. » Comprenez « trop » lentement. Le Sco finira parmi les anonymes de ce championnat, ce qui est, pourtant, loin d'être un échec. Mais on ne refera pas Jean-Louis Garcia.
Mathieu COUREAU.
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