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« Une défaite logique »
Pourtant, les Tango ont bien négocié le début du match. Ils auraient même pu ouvrir le score et changer la face de la partie dès la deuxième minute, mais la tête de Michel Rodriguez (tout seul, hors-jeu ?) n'a pas attrapé le cadre. Pas grave, s'est-on dit, tant les partenaires de Balijon ont fait preuve de calme et de maîtrise durant les premiers échanges de ce début du mois d'août, dans un stade Charléty toujours aussi paisible. Les Jaequi, Puig, Haguy, Duhamel et autres recrues se sont bien vite affichées au diapason de l'équipe mayennaise, permettant à cette dernière de dominer d'abord les débats, sans pour autant se montrer vraiment dangereuse. « On a eu quelques situations et le monopole du ballon avant la pause, a convenu Hinschberger, mais ce sont tout de même eux qui ont eu les meilleures occasions. »
En effet, les Parisiens furent les plus menaçants, dès qu'ils ont agi en contre. Par deux fois, Charly Kiaku, très bon hier soir, a failli se rappeler au bon souvenir de ses anciens partenaires. L'attaquant de poche a d'abord tiré sur le poteau, avant de buter sur Balijon quelques instants plus tard. Pas suffisant pourtant pour le coach parisien Jean-Marc Pilorget, sans doute craintif après le premier acte.
Dès le retour des vestiaires, les joueurs du Paris FC sont donc revenus avec de bien meilleures intentions, un schéma tactique différent (le 4-4-2 s'est transformé en 4-3-2-1), et dès lors, les Lavallois n'ont cessé de reculer. La sortie de Michel Rodriguez n'arrangeant rien (le capitaine est touché aux adducteurs), les Tango ont logiquement encaissé un but sur une frappe lobée de Losilla, ponctuant dix minutes d'intense domination parisienne. « En deuxième mi-temps, on n'a jamais réussi à se mettre dedans », poursuit Hinschberger. Sans concession, il ajoute : « On n'a pas joué, on n'a jamais fait trois passes et jamais enchaîné offensivement. »
Au lieu de riposter après l'ouverture du score adverse, les Mayennais ont en effet baissé les bras et complètement oublié leur inspiration offensive dans le quart d'heure restant. « La défaite est logique, conclut Hinschberger. Soyons optimistes : aujourd'hui, nous n'avons perdu qu'un point. » Il faudra déjà en gagner trois, vendredi prochain, contre les Sètois, pour éviter de reproduire le même début de saison que l'an passé.
Arnaud HUCHET.
PARIS FC - LAVAL : 1-0 (0-0).
Arbitre : M. Jochem. Environ 800 spectateurs.
BUT. Paris FC : Losilla (72').
AVERTISSEMENTS. Paris FC : Bennaï (90').
PARIS FC : Lucas - Ka, Bennaï, Valéri (cap.), Jolibois - Vaugeois (Mayuma, 60'), Sarr, Losilla, Kharbouch (Durand, 75') - Yenga, Kiaku. Non entrés en jeu : Diawara, Fofana, Elouaari. Ent. : J.-M. Pilorget.
LAVAL : Balijon - Jaequi, Rodriguez (cap.), puis Dommangeau (54'), Chapuis, Ichane - Haguy, Puig, Neumann, Raddas - Mauricio (Nouar, 63'), Duhamel (Vauvy, 72'). Non entrés en jeu : Pichot (g.), Ruault. Ent. : P. Hinschberger.