La fermeture du 42e régiment en 2011
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Et pourtant... Les garçons d'Hinschberger ont eu une bonne demi-douzaine de fois l'opportunité d'ouvrir le score, notamment en seconde période, contre des Niortais indigents. Mais par excès d'individualisme, par maladresse ou par la faute de mauvais choix à la pelle (je tire au lieu de passer, je dribble au lieu de passer, je passe au lieu de tirer...), ils n'ont pas marqué. Et, comme le dit la formule, ils ont perdu deux points plus qu'ils n'en ont gagné un.
Deux points de perdus
La voix cassée, Philippe Hinschberger serrait la mâchoire à l'issue du match : « On a fait un mauvais début de rencontre. Puis, au bout de 20 minutes, on s'est rendu compte qu'on pouvait faire quelque chose. Malheureusement, on a galvaudé trois, quatre, cinq ou plus d'occasions nettes par des mauvais choix. Ce match, on aurait dû le gagner ». Denis Troch, l'entraîneur adverse, a vu une autre rencontre, affirmant avec son aplomb bien connu du côté de Laval : « On aurait dû ouvrir le score en première période. Après, on a poussé et on s'est logiquement exposé aux contres lavallois. »
Doux euphémisme... Car la poussée comme les occasions de buts niortaises, aucun des 2 842 spectateurs du stade René-Gaillard ne doit s'en souvenir aujourd'hui. À moins que Denis Troch n'évoque les vingt premières minutes brouillonnes des deux équipes ou bien les deux frappes timides du nouveau venu, Luigi Glombard, qui ont à peine permis à Arnaud Balijon de se dégourdir les mains (15' et 46').
Une demi-douzaine d'occasions nettes
En toute objectivité, le reste fut intégralement tango. Avec un bon Nouar à la baguette, les Mayennais ont fait circuler le ballon comme aux plus beaux jours et l'ont amené à de nombreuses reprises devant les cages de Pontdémé. Comme à la 33e minute, sur ce centre de Buzaré frappé de la tête par un Duhamel un brin trop court. Ou sur ce corner de Raddas, où la tête piquée de Nouar frôle le montant du gardien niortais (52'). On vous épargne les deux contre deux ou les trois contre un (!) mal négociés par les Tango ou le ballon sauvé devant sa ligne par Da Silva alors que Raddas avait dribblé le gardien et tiré (57'). Sans parler du tir de Vauvy à bout portant sorti par Pontdémé (77'), ou les nombreux déboulés de Raddas et Haguy, esseulés mais délivrant des ballons bien mal exploités au bout du compte.
« La finition, c'est hyper important, conclut Hinschberger. Il faut se mobiliser autour de cela. » Prochaine occasion de démontrer les progrès accomplis dans deux semaines, à Sannois-Saint-Gratien.
Arnaud HUCHET.
NIORT - LAVAL : 0-0.
Arbitre : M. Biton.
2842 spectateurs.
AVERTISSEMENTS. Niort : Desserne (26'), Tsoumou (53'). Laval : Buzaré (16'), Raddas (38').
NIORT : Pontdémé - Da Silva, Fischer (cap.) puis Camara (76'), Desserne, Modeste - Gonzalez (Ras, 83'), Tsoumou, Kibundu, Perez-Garcia - Jacuzzi (De Géa, 71'), Glombard. Non entrés en jeu : Aubeneau, Lavoyer. Entraîneur : Denis Troch.
LAVAL : Balijon - Buzaré, Puig, Chapuis (cap.), Ichane (Jaequi, 41') - Nouar (Vauvy, 75'), Gonçalvès, Neumann, Haguy - Raddas, Duhamel (Mauricio, 64'). Non entrés en jeu : Bruel (g.), Dommangeau. Entraîneur : Philippe Hinschberger.