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Alors que Tours a eu la mainmise sur le jeu, Gilles Fabien s'est retrouvé, sur quelques contres, en bonne position pour tromper Armand Raimbault, le gardien tourangeau. Mais il aurait fallu moins se poser de questions. : Jean-François Quinebêche.Mais après tout, Philippe Hinschberger a raison. Il reste deux journées et mathématiquement des chances encore d'accrocher la montée en Ligue 2. Même si celles-ci sont minces comme une feuille de papier à cigarette. Il faudrait un improbable renversement de situations (deux victoires lavalloises, un nul et une défaite de Nîmes...). Mais voyons la vie en rose.
Si Hinschberger n'y croit plus, qui va y croire ?
Et puis, en ne sombrant pas dans la sinistrose ambiante, l'entraîneur lavallois reste dans son rôle. Si lui n'y croit plus, qui va y croire ? Mais on lui souhaite bon courage parce qu'il va lui falloir sacrément trouver les mots pour remonter le moral de ses troupes, bien mis à mal (lire ci-dessous). À l'évidence, les Tango ont pris un gros coup derrière la tête (un de plus) samedi soir et mentalement, on se demande comment ils vont pouvoir s'en remettre.
C'est donc peut-être pour éviter que tout parte maintenant en vrille alors qu'il reste effectivement deux journées que Hinschberger cherche à positiver. Certes, Laval n'a pas joué en dedans à Tours et a même eu la possibilité de forcer la décision sur des contres. Mais il y a encore eu ce problème d'efficacité devant, ces pénibles tergiversations à parfois quatre mètres du but adverse... « On a placé des banderilles et on eu des situations intéressantes. On ne va pas au bout sans que personne ne comprenne trop pourquoi », avoue l'entraîneur lavallois.
Les Tourangeaux, la montée en Ligue 2 bien en tête, ne se sont pas posé mille questions sur la façon de jouer et d'aborder le match : ils sont partis aussi souvent que possible à l'abordage, à l'assaut du camp lavallois. Avec des maladresses, pas mal de déchets mais tellement d'envie ! Leur victoire et la montée qui va avec est donc pleinement méritée.
« On savait que ça se jouerait à un cheveu, estime Philippe Hinschberger. Maintenant, on a vu que ce n'était pas difficile de jouer, de développer du jeu devant 10 000 spectateurs surchauffés. » Déjà le premier message adressé à ses joueurs pour le match contre Villemomble, vendredi soir, à Le Basser ?
Bénédicte RENOU.
FC TOURS - STADE LAVALLOIS : 1-0 (0-0)
Arbitre. M. Biton. 9150 spectateurs.
BUT. N'Diaye (79').
AVERTISSEMENTS. Laval : Kisamba (35'), Vauvy (52'), Rodriguez (65').
FC TOURS : Raimbault - Deletraz, Tomas, Mangane, Cherfa - Atik, Ca, Lopez-Péralta (cap), Diarra (Gomez, 73') - Dabo (Coulibaly, 81'), N'Diaye. Entraîneur : Daniel Sanchez.
STADE LAVALLOIS : Balijon - Buzaré, Rodriguez (cap), Blanchard, Ichane - N'Zif (Gazeau, 90+1), Doukantie, Kisamba (Gonçalves, 79'), Belaud - Fabien, Vauvy (Kiaku, 74'). Entraîneur : Philippe Hinschberger.
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