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: JFQL'ADAPTATION. « Depuis mon arrivée, ça va bien. Je m'entraîne tous les jours. Et quand je ne joue pas au foot, je me repose. Je n'ai pas grand-chose à faire hors des entraînements. Du coup, je dors. Pas de console, pas d'ordinateur : c'est sieste, sieste, sieste (rires). J'ai besoin de beaucoup de repos, car les charges de travail sont très élevées. »
LA JOURNEE-TYPE. « Le matin, j'ai entraînement ; l'après-midi, j'ai entraînement... Le midi, je reste au club pour manger et après la fin de la deuxième séance, j'ai deux heures de cours particuliers d'anglais. Le soir, je rentre à l'hôtel, à 35 minutes du centre-ville de Londres, que je n'ai pas encore eu le temps de visiter. La semaine prochaine, j'intégrerai une famille d'accueil, avec qui je vais rester toute l'année. »
LA NOURRITURE. « Franchement, ça va. La « bouffe » au club, c'est comme en France : pâtes, riz, poisson, viande, etc. À l'hôtel, c'est un peu moyen. C'est « à l'américaine » : frites, etc., mais ça ne me dérange pas. »
AVEC LES PROS. « Pour le moment, je me suis toujours entraîné avec les professionnels. Je suis parti avec eux en stage de pré-saison en Autriche. Là-bas, j'ai disputé 35 minutes d'un match contre une équipe hongroise (Szombathelyi H., 1-1, fin juillet). J'ai également disputé un autre match. Aujourd'hui, je fais encore partie du groupe pro, avec quatre ou cinq autres jeunes Anglais. Tout le monde est là, seul Cesc Fabregas a eu droit à des vacances supplémentaires, grâce à son titre de champion d'Europe avec l'Espagne. C'est une bonne expérience pour moi et une chance d'évoluer au contact de tels joueurs. J'apprends beaucoup au niveau tactique, ainsi qu'en terme de puissance et de technique. En ce qui concerne ce dernier domaine, on travaille beaucoup à base de une-deux et d'exercices de déplacements avec des mannequins en plastique. »
VAN PERSIE ET LES AUTRES. « Je dois avouer que celui qui m'a le plus impressionné, et de loin, c'est l'attaquant néerlandais Robin Van Persie. Ah... oui. Alors, lui, il est très, très, très fort. Techniquement, il est au-dessus de tout le monde. Il est vraiment impressionnant, je n'ai jamais vu ça. Les autres ? Le Français Gaël Clichy n'est jamais fatigué. Il court tout le temps et partout ! Emmanuel Adebayor, aussi, est brillant. Sans oublier un autre Français, Bacary Sagna. Cette semaine, en match amical contre le Real Madrid (que Coquelin a suivi des tribunes à l'Emirates Stadium), il a écoeuré tour à tour Robinho et Robben. Sagna, c'est du costaud. »
LES « GRANDS FRÈRES ». « Bacary Sagna m'aide beaucoup. Il m'a un peu pris sous son aile, depuis que je suis arrivé au club. Il me parle tout le temps et traduit les choses pour moi, car je ne comprends pas encore bien l'anglais. C'est d'ailleurs un peu gênant au moment d'effectuer les exercices à l'entraînement. On nous donne des consignes et moi, je ne les saisis pas... Alors, Bacary reste à côté de moi et m'explique ce qu'il faut faire. Il y a beaucoup d'autres Francophones dans l'équipe : Samir Nasri, William Gallas, Kolo Touré, Abou Diaby, Samuel Eboué, Emmanuel Adebayor. Ils sont tous sympas avec moi. Il y a également Philippe Boixel (un Lavallois, ancien ostéopathe de l'équipe de France), avec qui je peux échanger. »
ARSENE WENGER. « Pendant les séances d'entraînement, ce sont ses adjoints qui animent les exercices. Mais il est toujours là et il intervient beaucoup. Au début, j'étais un peu intimidé à l'idée de le rencontrer. Mais comme il fait confiance aux jeunes, il m'a mis rapidement à l'aise. Au fil des entraînements, la relation est vite devenue normale. En revanche, il ne nous parle pas énormément en dehors du terrain. »
LA CONCURRENCE. « Au milieu de terrain, chez les pros comme chez les jeunes, il y a pas mal de monde. Mais la concurrence, elle existe partout. Si je travaille, ça passera. Je ne me fais pas de souci. »
DES APPARITIONS EN ÉQUIPE PREMIÈRE ? « Cette saison, je serai amené à jouer avec l'équipe réserve. Je vais essayer de faire des gros matchs et du coup, j'espère pouvoir faire quelques apparitions en « Carling Cup » (le Coupe de la Ligue anglaise) avec l'équipe une. Mais ça dépendra de mes performances avec la B. »
« STAR SYSTEM » ? « Arsenal, c'est un club très pro, et qui travaille de façon discrète et isolée. Il n'y a pas de groupies qui attendent les joueurs à la sortie de l'entraînement, par exemple. Je progresse bien et j'ai vraiment le sentiment d'avoir fait le bon choix. C'est la passion qui m'a guidé ici, je n'y suis pas venu pour l'argent. Bien sûr, quand l'argent va avec, on est tous contents. Mais moi, je m'en fous un peu, de l'argent. Il y a des gens qui gèrent ça pour moi. À mon âge, je pense avant tout à jouer au football. »
LE STADE LAVALLOIS ET LES COPAINS. « J'ai vu sur Internet que Laval avait perdu 1-0, le week-end dernier. Pour cette saison, je leur dis « m.. » et j'espère quand même qu'ils vont remonter ! Sinon, je souhaite faire passer une petite dédicace à toute l'équipe et les potes : les Karim Boutadjine, les Daby Gueye et puis les plus jeunes : Baïdi Diop, Marvin Joseph et les autres. Bientôt, je vais revenir à Laval pour vous passer le bonjour, les gars ! »
Recueilli par
Arnaud HUCHET.