Football : Une victoire et le Stade lavallois sera peut-être en L2
En avant les Tango. Au bout des 90 minutes du match à Nîmes, ils seront peut-être en L2. Deux conditions à cela : qu'ils gagnent et que Cherbourg ne l'emporte pas à Romorantin. : JFQ
National. Nîmes - Laval, ce soir (20h). Dernier match de la saison pour les Tango. L'enjeu est immense : la montée en L2. La victoire est impérative.
VERDICT A 21 H 50. Pour que Laval monte en L2, il doit vaincre à Nîmes et Cherbourg ne doit pas l'emporter à Romorantin. Voilà les deux conditions qui peuvent envoyer les Tango, au paradis, ce soir, peu avant 22 h. Bien évidemment, le staff lavallois se tiendra informé de l'évolution du score, à Romorantin, puisque le club mayennais n'a pas son destin entre les mains. Mais l'entraîneur Philippe Hinschberger, lui, insiste d'abord sur le match que ses joueurs ont à livrer aux Costières. Comme il avait insisté sur le même point avant d'affronter Villemomble. Comme d'habitude, serait-on tenté d'écrire : « Les joueurs doivent tout donner, car c'est le dernier match de la saison et qu'on doit impérativement le gagner, dit-il. Il n'y a pas 36 options. Le schéma est très clair. » En cas de victoire, les Tango n'auront plus qu'à croiser les doigts.
UN MATCH DE GALA. Flotterait-il comme un air de corrida dans la ville des Arènes ? Voyez un peu : l'enjeu est énorme pour les deux clubs, 18 000 spectateurs « chauds bouillants » sont attendus dans un stade à guichets fermés, le public sera tout (ou presque) acquis à la cause des Nîmois... le Stade des Costières va se parer, ce soir, de ses plus beaux atours comme aux heures les plus glorieuses de la Coupe de France. « Ce sera un public de Coupe, observe d'ailleurs Hinschberger. Le stade sera bondé et l'équipe nîmoise sera poussée par les supporters. » Rodriguez, lui, a sa petite idée : « Le public de Nîmes est difficile. Il peut se retourner contre son équipe en cas de scénario compliqué. À nous de jouer avec cela. »
En tout cas, les joueurs tango se réjouissent de disputer une telle rencontre, qui, si elle n'offrira qu'un (ou zéro) billet pour l'échelon supérieur, aura quoi qu'il arrive un vrai parfum de Ligue 2. « On s'offre une finale, disait Balijon la semaine dernière. C'est inespéré et extraordinaire. » Buzaré opine : « Tout le monde est motivé pour jouer ce match important, dans un stade plein devant 18 000 personnes. C'est magnifique. Compte tenu de l'enjeu, cela peut être extraordinaire. »
CONFIANCE ET AMBITION. À l'issue du dernier entraînement lavallois, hier matin sur le terrain Jean Yvinec, il régnait comme un parfum étrange, mêlé d'excitation et de confiance. Les joueurs tango semblent très impatients d'entrer dans le vif du sujet. Après tout, on les croyait perdus pour la L2 la semaine passée, après le voyage à Tours et avant la victoire contre Villemomble. Alors, pourquoi pas un autre miracle ce soir dans le Sud de la France ? « On a fait une bonne semaine d'entraînement, se contente d'affirmer Hinschberger, lui aussi un peu plus agité que d'habitude. Les joueurs sont moins tendus qu'il y a deux ou trois semaines. » La L2 ? « On a une opération à faire, Nîmes aussi. Ce match peut déboucher sur quelque chose de tellement énorme... » Pour cela, il faudra museler l'adversaire et notamment ses atouts offensifs : « Nîmes, on connaît, déclare l'entraîneur mayennais. C'est une équipe qui joue par à-coups. Elle est très rapide devant, avec Malm et Collorédo, et elle marque énormément de buts sur coups de pied arrêtés. Il ne faudra pas se relâcher un seul instant et ne pas perdre de ballons bêtes dans les zones sensibles. » Nîmes n'est pas infaillible non plus, en témoignent les quatre buts encaissés à Pau, le week-end passé. Si Mauricio et consorts gardent cela dans un coin de leurs têtes, la L2 pourrait ouvrir ses portes au Stade lavallois.
Arnaud HUCHET.
NÎMES : Lovergne - Mostefa, Poulain, Sankharé, Roumegous - Bayod, Maisonneuve, Horjak (cap.), Ech Chergui - Colloredo, Malm. Remplaçants probables : Gimenez (g.), Besnard, Coulibaly, Beyrac, Adell. Entraîneur : Jean-Luc Vannuchi.
LAVAL : Balijon - Buzaré, Rodriguez (cap.), Blanchard, Ichane - N'Zif, Doukantie, Kisamba, Belaud, Mauricio, Kiaku (ou Fabien). Remplaçants : Pichot, Lamy, Gonçalvès, Vauvy, Fabien (ou Kiaku). Entraîneur : Philippe Hinschberger.
Arbitre : M. Viléo.
Ouest-France