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Gérard Guesné, coordinateur des cérémonies d'ouverture et clôture de l'Europa'Festival. Les autres, l'équipe, le collectif, voilà les leitmotive de ce retraité de 62 ans, ancien directeur d'école élémentaire. Des notions qui définissent sa vision du bénévolat, comme celle de beaucoup de ses « collègues ». Daniel Jolivier, vice-président du comité de jumelage de Changé, partage avec Gérard Guesné, la même conviction : « Le bénévolat c'est un enrichissement intellectuel et participer à la société. »
Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois il y a seulement trois mois. « On m'a dit : pour l'ouverture, tu travailleras avec Daniel Jolivier ; pour la clôture, avec Vincent Boivin », se souvient Gérard Guesné, qui souligne l'importance du travail. « C'est une logistique importante, » confirme Daniel Jolivier.
Une vie de bénévolat
Dès octobre 2007, Jean-Louis Malassenet, vice-président de la Maison de l'Europe, a contacté Gérard Guesné : « Il avait une demande précise pour la coordination des cérémonies. J'ai étudié le projet. » L'idée de réunir des Européens autour du sport et de la culture le séduit. « C'est très courageux et très ambitieux. » Mais il ne donne sa réponse qu'un mois plus tard. « Je voulais réfléchir. Je savais que ce serait une aventure ! »
Pour Gérard tout a commencé dans les années 60. Jeune instituteur muté dans une bourgade du Nord-Mayenne, il organise des fêtes de l'école pour financer les achats de fournitures. « Au départ, c'est pour ça. Et puis très vite, on y prend goût. On devient parent d'élèves et puis on s'occupe du foot, etc. »
« Le bénévolat, c'est toute ma vie. J'y ai consacré beaucoup de temps, parfois trop, reconnaît-il, une pointe de regret dans la voix. Mes enfants me disaient parfois que je n'étais pas souvent à la maison. » Son fils et sa fille se sont pourtant, à leur tour, engagés. « Mon fils en tant que parent d'élève et ma fille dans une amicale laïque. »
Le passage de flambeau à de jeunes bénévoles, Gérard Guesné y pense. Avec Daniel Jolivier, ils s'accordent pour dire que le contexte est moins favorable « qu'à leur époque ». La faute au travail stressant, à la société individualiste ? Peu importe. Surtout que pour l'Europa'Festival, les jeunes bénévoles ne manquent pas. Une aide très appréciée, même s'il faut parfois leur apprendre quelques techniques de bricolage. « C'est ça aussi le bénévolat, transmettre un savoir, partager des choses, analyse l'ancien directeur d'école. Sept ans de retraite. Si je suis en forme, c'est grâce à ce besoin de rencontrer des gens, de rester dans la société. » Chacun pourra profiter du travail de Gérard Guesné et de tous les autres bénévoles, Mayennais et Européens, dès ce soir, à l'hippodrome de Bellevue-la-Forêt. Pour cette soirée, et pour la clôture, il espère le beau temps, une des rares choses qu'il ne peut prévoir. Plus largement, lui et Daniel Jolivier souhaitent que le festival perdurera, en Mayenne, ou pourquoi pas, dans un autre pays européen.
Isabelle JAFFRÉ.
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