Les impôts locaux augmenteront en 2009
A Leclerc, les clients peuvent jouer à la caissière
La fermeture du 42e régiment en 2011
Les Embuscades
Laval, comment vous la voyez?
Annoncer un événement









Michel Madiot, président des jardins familiaux, Guy Leblanc, le vice-président, et Joseph Fleury, qui a un jardin à Saint-Nicolas depuis une quinzaine d'années. Il a son jardin depuis une quinzaine d'années. Et il y vient tous les jours, maintenant qu'il est à la retraite. Parfois, il a même trop de légumes, alors il en donne à ses voisins du Vieux-Laval, où il habite. « Et je cultive aussi des pommes de terre pour ma soeur ; elle n'a pas de place pour le faire. »
Comme Joseph Fleury, ils sont plus de 150 à prendre soin de leur parcelle de 200 m2, à Saint-Nicolas. C'est le plus grand et le plus vieux des quatre sites lavallois des jardins familiaux (lire ci-dessous). Et, avec le retour de la « vie chère », ces jardins sont peut-être en train de retrouver une de leurs vocations initiales, qui était de permettre l'autosuffisance alimentaire des ouvriers.
Fraises, bananes et raisin
« On fait plus de produits qu'avant, confirme Jean-Claude Viol, qui a son jardin depuis une dizaine d'années. Les prix montent, alors c'est agréable d'avoir ses choux, ses petits pois, ses salades... » Et il a même des fraises !
On trouve vraiment de tout dans ces jardins. Dans celui de Sitki et Zeliha Tanriverdi, par exemple, il y a un cerisier, des plants de haricots grimpants, qu'ils ont fait venir de Turquie, et même du raisin. « On a un microclimat », s'amuse le vice-président de l'association des jardins familiaux, Guy Leblanc. Lui a même fait pousser des bananes...
Une variété qui est à l'image des origines variées des jardiniers : en plus des Mayennais de souche, ils viennent de la Réunion, du Maghreb, de l'ex Yougoslavie, de Turquie... On s'échange des semences, voire des recettes. « Il faudra que j'essaie ton steak haché cuit dans une feuille de vigne », dit Guy Leblanc à Sitki Tanriverdi.
Mais ce qu'on trouve le plus, ce sont tout de même les fruits et légumes du cru. « Je n'achète aucun produit qu'on fait dans le coin », confirme le tout nouveau président de l'association, Michel Madiot. Et même si personne n'a pris la peine de calculer le montant des économies ainsi réalisées, il est sûr que ça ne fait pas de mal au portefeuille.
Daniel LE GALL.