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Le Stade lavallois

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La saison 2007-2008 du Stade lavallois

Édition du mardi 06 mai 2008

La L2 est désormais un mirage pour les Tango

National. Pour le Stade lavallois, 6e, l'accession en Ligue 2 relèverait du miracle. Mode d'emploi pour envisager l'espoir (infime) de montée.

LA SITUATION. En avril, ne te découvre pas d'un fil... Cet adage, le Stade lavallois ne l'a pas fait sien au cours des dernières semaines, c'est le moins que l'on puisse dire. 3e à l'issue de la 32e journée, où il possédait trois points de retard sur Tours, deux d'avance sur Sète et trois sur Nîmes et Cherbourg, il était bien au chaud. Quatre journées et deux points plus tard, il est presque « à poil » : le club mayennais est 6e, à huit unités de Tours, qui a obtenu le 2e ticket pour la montée, à cinq de Nîmes et à une de Sète. Cherbourg est à égalité de points avec les Tango, mais reste devant, à la faveur du goal-average particulier. À deux journées de la fin, on peut l'affirmer : pour monter sur la 3e marche du podium, les carottes sont presque cuites.

LAVAL MONTE EN LIGUE 2 SI... Il remporte ses deux matchs restants (dont le dernier à Nîmes) et que Nîmes ne bat pas Pau lors de la prochaine journée. Dans le même temps, il faut que Cherbourg et Sète ne gagnent pas leurs deux dernières rencontres.

LAVAL RESTE EN NATIONAL SI... Dès vendredi, il ne gagne pas contre Villemomble / Il ne gagne pas ses deux matchs / Nîmes gagne au moins un de ses deux matchs ou fait deux matchs nuls / Cherbourg gagne ses deux matchs / Sète gagne ses deux matchs.

LES RAISONS DE CROIRE A LA L2. Il n'y en a pas beaucoup. Vendredi, Nîmes se rend à Pau, moins bonne équipe du championnat à domicile. Si les Gardois gagnent, ils valident leur montée. Cela dit, les Palois sont en train d'effectuer une fin de saison canon. Au classement des douze dernières journées, ils sont 2es (23 points). Pas dit que les « crocos » aillent s'imposer dans le Béarn, face à une équipe qui lutte pour le maintien. Sète et Cherbourg, eux, prendront-ils six points chacun lors leurs deux derniers rendez-vous (à Vannes et contre Créteil pour les premiers, face au Paris FC et à Romorantin pour les seconds) ? Rien n'est moins sûr. En tout cas, si Laval bat Villemomble et que les trois autres ne font pas le plein vendredi, les Tango auraient à nouveau leur destin entre les mains pour la dernière journée. Ce serait déjà ça.

LES RAISONS DE NE PAS Y CROIRE. Dans quel état est le mental des joueurs lavallois et sont-ils capables de gagner les deux matchs à venir, après quatre semaines sans victoire ? Les joueurs n'ont-ils pas « décroché » dans leur tête ? C'est la première crainte à éprouver. La 2e, c'est que les Tango sont tributaires des performances de trois autres équipes ; cela fait beaucoup, d'autant que Nîmes est en pleine forme et que Sète et Cherbourg ont relevé la tête depuis quelques journées. Enfin, en cas de scénario positif vendredi, les Tango devront, quoi qu'il arrive, aller gagner le dernier match à Nîmes. Aux Costières, cela sera forcément compliqué face à une équipe emmenée par un Robert Malm providentiel, dans un stade chauffé à blanc...

L'AVIS DE PHILIPPE HINSCHBERGER. « Aujourd'hui, nos chances de monter, elles peuvent être de 1 %, 20 %, 30 %, etc. C'est encore ouvert. Mais on pourra vraiment évaluer nos chances après une victoire contre Villemomble. Voilà. Dans ce cas-là, si Nîmes ne gagne pas à Pau, ce sera ouvert pour quatre équipes. Mais je le répète : pour le moment, le seul scénario à envisager, c'est la victoire contre Villemomble, dans un match qui sera loin d'être facile. Car le pire, ce serait de ne pas battre Villemomble et de se rendre compte que l'on aurait pu monter lors de la dernière journée... Pour nous et pour notre public, à qui on doit bien cela, il faudra jouer les deux derniers matchs à fond, commencer par celui de vendredi. »

Arnaud HUCHET.

Ouest-France

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