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Une femme sur six est victime de violence conjugale en France. Mais seulement 5 % portent plainte. : Archives Béatrice Le GrandLes auteurs sont poursuivis et condamnés à un travail d'intérêt général ou à une peine d'emprisonnement. Mais cela ne suffit pas. « Il faut régler le problème en profondeur, pour les gens ne recommencent pas », insiste Christian Nicolas, directeur du Service éducatif en milieu ouvert (Semo). Des groupes de parole ont été mis en place. « Chacun témoigne de son comportement devant les autres », reprend Christian Nicolas. Cette thérapie d'une durée minimum de 21 séances d'1 h 30 est obligatoire et suivie par un bilan individuel.
« La violence conjugale est souvent liée à un problème d'alcool », analyse Christian Nicolas. Il ajoute que « cette violence touche tous les milieux ». En écho, Alex Perrin, procureur de la République, rappelle qu'une affaire récente « concerne un gérant de société ». Malheureusement, la violence des hommes sur leurs conjointes reste un sujet tabou. Un seul cas de violence sur 20 est signalé à la police.
« Une intervenante sociale nommée »
Une intervenante sociale à la gendarmerie et à la police. Catherine Bosset servira d'intermédiaire en tant qu'intervenante sociale, à partir du 1er mai. Elle servira d'intermédiaire entre les familles et la police et la gendarmerie. Car les services de sécurité « ne sont pas formés pour faire un travail d'écoute et d'accueil ; or ils sont de plus en plus confrontés à des problèmes qui les dépassent », explique Élisabeth Doineau, responsable de la commission solidarité-familles au conseil général. Catherine Bosset sera chargée de ce travail en relation avec les autres travailleurs sociaux.
Ivresse publique. 80 % des interventions des services de sécurité en Mayenne concernent des cas d'ivresse excessive. « Il faut savoir que c'est une infraction. Elle se termine dans des cellules de dégrisement de la police ou de la gendarmerie », rappelle Alex Perrin. « La réponse judiciaire n'est pas suffisante, note le commissaire Morin. Car si les gens interpellés sont condamnés à payer une amende, le problème qui est à l'origine de ce mal n'est pas résolu. »
Désormais, la personne poursuivie doit répondre à une convocation et rencontrer des associations (l'Adavip et Alcool-Assistance). « Cela permet de rappeler la loi et de pousser les gens à entreprendre une démarche de soins », rappelle Gilles Monsallier, directeur d'Alcool-Assistance. Pour l'instant, ça marche : sur 92 personnes convoquées, 73 se sont présentées à cette convocation. Et 18 se sont orientées vers une structure spécialisée afin de soigner leur dépendance à l'alcool.
Jean-François VALLÉE.
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