Édition du lundi 05 novembre 2007
Laurent Buron : « Je suis fier de mes joueurs »
Laurent Buron (entraîneur du Bourny) : « L'exploit aurait été très dur à réaliser. Le Stade Lavallois a, quand même, dominé toute la rencontre, même s'il n'était pas à 100 %. On a fait le match qu'il fallait, en respectant parfaitement les consignes. Il fallait bloquer leurs joueurs de couloirs, Buzaré et Gazeau. Ce qu'ont parfaitement réussi Martin et Labbé. On s'est, aussi, évertué à empêcher leurs relances axiales. Cela a très bien fonctionné en première période. Derouet s'est créé deux occasions. À 1-0, le match aurait totalement changé. Là, le temps jouait pour nous, mais il y a eu cette erreur de fatigue, avec une mauvaise relance. Mais je suis fier de mes joueurs. Ils ont prouvé leur amour du maillot. On avait supervisé cette équipe du Stade Lavallois. On a bien tenu, affiché un gros mental. Mais c'est dur d'être battu sur ce petit écart. »Philippe Renaud (défenseur et capitaine du Bourny) : « C'est dommage, car on aurait pu tenir le 0-0 encore plus longtemps et aller en prolongation. Sur le but, il y a d'abord une erreur de relance, puis je suis à cinq centimètres d'intercepter le centre. C'est rageant. On a senti, dès le début du match, que le Stade Lavallois voulait marquer rapidement. Mais nous, on était bien. On a même eu deux ou trois occasions. Au fil du temps, le doute est monté chez eux. On savait que ça allait être 1h30 de plaisir. Des moments comme celui-ci sont très rares. Si on a joué en surrégime ? Non, pas tant que ça. On n'est pas premiers en DRH par hasard. On possède une bonne équipe, avec un bon feeling et on devrait remonter en DSR, niveau auquel on jouait déjà, il y a trois ans. »Philippe Hinschberger (entraîneur du Stade Lavallois) : « Je tire mon chapeau à cette équipe du Bourny, qui a joué avec du coeur et a montré de la qualité. Ils ont eu deux belles occasions en première période. Nous, on n'a pas été bon. On ne retire rien de positif de ce match-là, si ce n'est que nous sommes qualifiés pour le 7e tour de la Coupe de France. On a évité la prolongation, aussi, ce qui n'est pas mal. J'ai aligné une équipe jeune et inexpérimentée, amoindrie par les absences. Comme on n'a pas marqué, on s'est énervé et Le Bourny a pris confiance. Ma formation a manqué de caractère et d'un patron au milieu de terrain. Quand Doukantie (suspendu) n'est pas là... On aurait dû être capable de marquer plus vite. Vauvy, l'attaquant le plus tranchant, est vite sorti sur blessure et Garot n'a pas convaincu. Fabien a fait quelques appels en première période et a fini par marquer. Dans ce match, il y a plein de trucs qui n'allaient pas. Enfin, on est qualifié. Je vais récupérer tous mes joueurs, hormis Laurent, pour le déplacement à Martigues, samedi prochain en championnat. »Henry évacué vers l'hôpital. Un choc tête contre tête a mis quasiment KO le Bournysien Florian Henry et le Lavallois Thomas Vauvy, peu après la demi-heure de jeu. Le second, déjà touché quelques minutes plus tôt, était contraint de céder sa place à Garot. Quant à Henry, après avoir terminé la première période, il s'est senti moins bien dans les vestiaires et a été évacué vers l'hôpital pour passer des examens médicaux. Bruno Bouglé a pris sa place en seconde mi-temps.Tirage au sort jeudi. Le Stade Lavallois, comme Changé, connaîtra son adversaire pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, jeudi prochain. Le tirage sera effectué au siège du Comité national olympique et sportif (CNOSF), à Paris.Absents. Le Stade Lavallois était privé pour ce match de 8 joueurs. Les blessés : Balijon (mollet), Kisamba (cheville), Laurent (convalescence), N'Zif (adducteurs), Belaud (angine), Grellier (tendinite). Les suspendus : Kiaku et Doukantie.Buzaré milieu droit. En l'absence de N'Zif et Belaud, blessés, Michaël Buzaré, habituel latéral, occupait le côté droit du milieu de terrain, avec Gibaud derrière lui en défense. Ovation méritée. Les Bournysiens, la déception ravalée, sont restés de longues minutes sur la pelouse, après le coup de sifflet final. Ils en ont profité pour recevoir l'ovation d'un public ravi.
Ouest-France