Les 3 Éléphants font marcher le commerce local
Cédric, apprenti, et Manuel, qui travaille ce week-end-là : il se fait d'ailleurs un peu de souci.
Restaurants, commerçants, gîtes et chambres d'hôtes se préparent. Pour eux, les retombées économiques du festival sont loin d'être négligeables.
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Les 3 Éléphants représentent aussi un impact économique pour la Ville de Laval. Pour preuve, l'équipe du festival va consacrer quelque 200 000 € en dépenses directes. Sans compter les festivaliers qui, c'est sûr, vont plutôt camper sur place mais faire aussi quelques achats aux alentours. Les artistes doivent également être logés. « On remplit plusieurs gîtes et deux à trois hôtels à Laval et aux environs », explique Cyril Coupé qui s'occupe de loger 200 artistes sur deux jours. Quant aux commerçants, certains prennent des dispositions spéciales, d'autres pas du tout.
Ì Épicerie de Saint-Nicolas. La propriétaire envisage de commander une quantité plus importante de pain et de viennoiseries. Pour les boissons, pas de soucis : « On a une quantité impressionnante de boissons. »
Le tabac, à côté lui, ne change pas ses habitudes. « Vendredi, on fermera à 19 h 30 et samedi à 19 h. » Bien sûr, le patron va s'approvisionner en cigarettes, papier OCB à rouler et tubes pour fabriquer des cigarettes mais sans s'affoler. « On n'a pas encore trop pensé à la chose. »
Ì Leclerc Saint-Nicolas. « On s'attend à une plus grosse affluence, admet M. Tessier. On a gonflé nos commandes. » Mais là non plus, les responsables du centre commercial ne se font pas trop de soucis. « On a de la marchandise d'avance dans nos réserves. On est parés à ce genre d'événement. » Quant au personnel, « si on observe une trop grosse affluence le vendredi, on mettra des personnes supplémentaires le samedi ».
Ì Restaurants. Chez Mc Donald's, on a anticipé. « On a élargi les plages horaires » indique Pascal Balet, gérant des quatre Mc Do de la Mayenne. Vendredi et samedi, le Mc Do de la rue de Londres sera donc ouvert jusqu'à 1 h du matin pour le drive et jusqu'à minuit au comptoir. Bien évidemment « il y aura aussi plus de monde sur le terrain ». Au total, 30 personnes seront sur le pont. De la marchandise supplémentaire a été commandée, mais « si on est en panne, on peut toujours demander au Mc Do de Carrefour de nous dépanner. On a de quoi voir venir. »
Au Milano, situé dans la galerie marchande, Manuel, le responsable, sait que les festivaliers sont là pour faire la fête, dormir sur place et se déplacer à pied entre 10 h et 20 h le samedi. Ses amis, qui allaient volontiers à Lassay, sont déçus mais vont quand même venir à Laval. « C'est sûr, on va faire du chiffre. Ne serait-ce que 500 personnes c'est énorme. Mais ça me fait un peu peur, il va falloir faire attention. »
Ì Hôtels. « Plus d'une centaine de chambres sont réservées sur l'ensemble des hôtels de Laval », se réjouit Jean Etienne, président de l'industrie hôtelière en Mayenne. Le créneau balaye les deux et trois étoiles. Le vendredi et le samedi sont des soirs ordinairement plus calmes. « C'est un plus que nous amène ce festival », continue le président pour qui « il y a des retombées sur l'ensemble du potentiel locatif de Laval ».
Ì Campings. « On a quelques réservations, une dizaine, mais pas tant que ça, note Cédric Porcher, le responsable. Car il n'y a pas de navette entre ce camping situé à Saint-Pierre-le-Potier et la Plaine d'aventures. » Le responsable pense avoir des réservations de dernière minute. « Tout dépendra de l'affluence, le site est tellement différent de celui de Lassay. »
Pour Cédric, c'est sûr « s'il y avait des navettes, on aurait plus de réservations. Quoique, par sécurité, les festivaliers vont préférer rester sur place. »
Ì Gîtes. Celui des Faluères, tout proche est entièrement réservé. « Pas pour les touristes mais pour les techniciens », précise Laurence Coquet, la propriétaire. Il en est de même pour plusieurs gîtes autour de Laval.
C'est la première fois que le quartier de Saint-Nicolas accueille un tel festival. Chacun est dans l'expectative. Les retombées économiques ne sont pas négligeables mais l'année prochaine, c'est sûr, on y verra plus clair.
Jacqueline AZZI.
Ouest-France