Les 3 Éléphants prennent pied dans Saint-Nicolas
Circulation, sonorisation, camping... Voici comment le festival va investir vingt hectares en lisière du quartier.
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Ì ACCÈS. C'était la question centrale du dispositif : comment drainer dix à quinze mille festivaliers dans un site très habité sans occasionner une trop forte gêne pour les riverains ? « Le festival ne générera pas de circulation supplémentaire dans le quartier, promet Jean-François Foulon, directeur artistique des 3 Éléphants. Aucun véhicule de festivalier ne passera par Saint-Nicolas. »
Ils arriveront tous de la rocade Est, gagneront le parking via le chemin des Faluères, chemin qu'ils emprunteront à nouveau pour quitter le festival en débouchant sur l'avenue Chanzy. « Seuls les véhicules des artistes et des organisateurs, qui passeront par le collège de la Salle, seront autorisés à transiter par le boulevard Kellerman », où il sera cependant plus difficile de stationner.
Seul trafic supplémentaire : celui des navettes gratuites en provenance du centre-ville et de la gare de Laval dont le terminus se situera près de la piscine.
Ì SON. Avec des scènes ouvertes de 18 h à 3 h 30 du matin ¯ à 200 m des premières habitations les plus proches ¯ les nuisances sonores constituent l'autre inquiétude des riverains. « Il y aura toujours un bruit de fond », concèdent les organisateurs. « Toutefois, les scènes seront orientées dos au quartier et nous disposerons d'un système de sonorisation qui permet de diriger le son. » Et si « l'effet chapiteau » doit contribuer à minimiser les nuisances un concert sur deux, il est un facteur que personne ne pourra maîtriser : le vent !
Ì ESPACE. Le festival va s'étendre sur quelque 20 hectares. « Nous souhaitons prendre les festivaliers en charge du début à la fin », indique Jean-François Foulon. En conséquence, après avoir stationné son véhicule (10 hectares de parking), le visiteur détenteur d'un ticket d'entrée pourra planter gratuitement sa tente. Les 5 hectares de camping, « dans un site magnifique bordé d'arbres », seront équipés de douches, de sanitaires et d'un point de restauration.
Ì ENCADREMENT. Les 3 Éléphants feront plus que ce que la loi leur impose. En effet, outre la présence de vingt secouristes de la Croix-Rouge, un médecin ainsi qu'une ambulance privée demeureront sur place en permanence. Côté sécurité, on comptera quelque soixante agents. Sans oublier le gardiennage fait... à cheval par d'autres agents, une présence jugée tout à la fois « dissuasive et rassurante ».
Ì PERMANENCE. Du vendredi en fin d'après-midi jusqu'à la fin du festival, la Maison des services publics de Saint-Nicolas abritera une permanence municipale 24 heures sur 24. « On pourra s'y rendre ou téléphoner pour tout renseignement, toute demande de médiation ou autre », précise le premier adjoint au maire Yan Kiessling. Qui sait « qu'un festival peut entraîner des débordements ».
Et puis, malgré l'effort de communication entrepris autour de la manifestation, cette permanence pourra aussi « informer des gens qui ne l'ont pas encore été et qui n'ont pas mesuré l'importance de l'événement pour le quartier ». On pourra prendre contact au 02 43 59 09 89 ou au 06 72 86 94 06.
Ì RÉSERVATIONS. S'il n'avance aucun chiffre, Jean-François Foulon qualifie de « plutôt encourageant » le niveau des premières réservations. « C'est le meilleur taux enregistré à ce jour. » Toutefois, c'est aujourd'hui vendredi que ça commence vraiment, la dernière semaine étant cruciale pour assurer, ou non, le succès public d'un tel événement. Sachant également que, pouvoir d'achat faisant, les festivaliers pensent désormais plus à réserver : « L'an passé, 80 % des spectateurs l'avaient fait. Il y a 5 ans, c'était du 50-50 avec les billets achetés sur place », pour quelques euros de plus...
Yvan DUVIVIER.
Ouest-France