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Bruno Rouland, président de la FDSEA 53, présente le Gedar, le groupement d'employeurs départemental agricole et rural qui a vu le jour, hier. Nous avons fait le constat que la taille des exploitations agricoles augmente. De plus, nous sommes un département d'élevage, qui demande beaucoup de main-d'oeuvre. Les agriculteurs sont prêts à embaucher, mais n'ont souvent besoin que d'un temps partiel. Il y a un an, nous avons donc mis en place un comité de pilotage avec plusieurs partenaires du monde agricole (1). Plutôt que de créer une structure chacun dans notre coin, nous avons souhaité unir nos forces et nos compétences pour créer ce Gedar, c'est-à-dire le Groupement d'employeurs départemental agricole et rural.
Pourquoi avoir ajouté l'adjectif rural à ce nom ?
Parce que si demain, une collectivité, comme une mairie ou une communauté de communes, a besoin de quelqu'un pour des travaux d'entretien d'un terrain par exemple, elle pourra adhérer et employer l'un de nos salariés.
Quel est l'intérêt de ce groupement pour les agriculteurs ?
En adhérant à notre groupement, ils peuvent avoir un salarié pour le temps d'activité dont ils ont réellement besoin. Ainsi quatre agriculteurs peuvent employer la même personne qui s'occupera de leurs documents administratifs. On peut aussi imaginer qu'un même employé fasse six mois dans une exploitation et six mois dans une autre. Au final, cela crée un temps plein pour le salarié. Notre souhait est de créer 50 équivalents temps plein, en CDI, dans les trois ans à venir. L'autre intérêt, c'est que l'exploitant n'a pas de contrat de travail à faire, ni de fiche de paie puisque c'est le groupement qui est l'employeur.
Quand ce service sera-t-il opérationnel ?
D'ici quelques jours, nous élirons le président du groupement. Ensuite, des personnels seront mis à disposition par la FDSEA et la chambre d'agriculture afin d'animer ce groupement qui devrait entrer en service en septembre. À ce moment-là, il faudra trouver des salariés intéressés pour être embauchés sur plusieurs exploitations. Or, notre département a peu de chômage. Donc, nous allons devoir faire la promotion de ces métiers agricoles. Faire savoir, par exemple, qu'on y est souvent mieux payé que sur une chaîne de montage à l'usine. En bref, redorer un peu l'image du salarié agricole.
Recueilli par
Solange ESTEVES.
(1) Ce comité regroupait la chambre d'agriculture, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), les Jeunes agriculteurs, le groupement des employeurs pour l'insertion et la qualification (Geiq), la Fédération départementale des services de remplacement (FDSR), les entreprises de travaux agricoles, les coopératives d'utilisation de matériel agricole, etc.