Les impôts locaux augmenteront en 2009
A Leclerc, les clients peuvent jouer à la caissière
La fermeture du 42e régiment en 2011
Laval, comment vous la voyez?
Annoncer un événement









De l'employé au directeur, l'arrivée d'un nouveau maire suscite des inquiétudes mais aussi des espoirs. « Tout changement génère des inquiétudes »
En revanche, les langues se délient lorsqu'on évoque les 13 années durant lesquelles François d'Aubert a géré la Ville. Un maire qui, ces dernières semaines, était d'abord candidat à sa succession : « Pendant la campagne, on fonctionnait au ralenti, il n'y avait plus de consignes, on se contentait d'une gestion au jour le jour. » De plus, « la moitié des élus n'était plus sur le terrain et ceux qui ne repartaient pas avaient mis la pédale douce ».
Pour autant, la continuité du service public a été assurée. Mais en attendant la passation de pouvoirs, ici on nourrit des rancoeurs, là on alimente des peurs : « Tout changement, qu'il survienne dans le monde économique, éducatif ou autre, génère des inquiétudes. C'est pourquoi les fonctionnaires territoriaux de Laval attendent de voir », observe Jean-Jacques Delory, directeur général des services. Qui parle aussi en son nom puisqu'il rencontrera prochainement Guillaume Garot pour évoquer son avenir (lire ci-dessous).
Chez les agents aussi, on est curieux de voir comment le nouveau premier magistrat va imposer sa marque. « François d'Aubert a fait des choses pour Laval. Il a transformé le paysage de la ville », complimente Loïc Réveille, secrétaire de Force ouvrière à la ville. Avant d'ajouter : « Mais en tant qu'employeur, il n'a pas été bon. Sa gestion des personnels a été nulle, renchérit Cathy Pautonnier pour la CFDT. Peut-être n'a-t-il pas su s'entourer des compétences nécessaires ? » Quant aux 30 € accordés en novembre à 80 % des agents, « c'était nous prendre pour pas-grand-chose de croire qu'on pouvait acheter nos voix... »
De la neutralité du fonctionnaire
L'élection de Guillaume Garot, les deux syndicalistes en conviennent aujourd'hui, « suscite beaucoup d'espoir. Mais il va devoir mener un colossal travail de reconstruction du dialogue social, promet Loïc Réveille. Je lui souhaite bon courage ! » L'intéressé ne s'en émeut pas : « Je vais remettre du dialogue et du respect à tous les étages de l'action municipale », rassure le nouveau maire. Il prendra ce dossier en main avant de laisser à l'un de ses adjoints le soin d'entretenir cette relation.
« Je veux associer tous les agents au projet, au contrat que j'ai passé avec les Lavallois. » Il comprend notamment « l'exigence de leur rendre un meilleur service ». Tous les fonctionnaires seront donc mobilisés. Pour un cadre, pas de problème : « Nous sommes là pour conseiller les élus. Et à partir du moment où la municipalité vote un projet, même s'il ne nous plaît pas, nous veillons à ce qu'il soit exécuté. »
Pour autant, tous ne pourront pas assumer une situation rendue intenable par des prises de position partisanes et publiques. « Le principe de la neutralité du fonctionnaire est pourtant fondamental », rappelle Jean-Jacques Delory. La conclusion revient à ce chef de service qui ne partage pas les idées de la nouvelle majorité : « Je n'attends rien du nouveau maire, juste qu'il nous laisse travailler dans de bonnes conditions. Et fasse savoir avec lequel de ses adjoints, à compter de lundi, nous travaillerons désormais... »