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Les trois radars du peloton autoroutier seront mis en service ce week-end. Hier après-midi, le dispositif de contrôle était déjà en place. Ce week-end, la moitié des 24 gendarmes du peloton seront mobilisés. Un nombre dû à la forte affluence prévue : plus de 27 000 véhicules devraient passer chaque jour entre Saint-Denis-d'Orques (Sarthe) et La Gravelle (Ille-et-Vilaine). Ces deux points correspondent à la traversée du département. Un pic est prévu lundi soir. « Dès qu'il fait beau, étrangement, les gens roulent plus vite, affirme le major Jacquelin. Alors il va falloir redoubler de vigilance. »
100 retraits de permis par an
Basé à Changé, le peloton autoroutier est en charge de tout le département. Mais ce week-end, le plus gros du dispositif sera concentré sur l'autoroute : 112 km aller-retour à surveiller. Pour cela, la gendarmerie dispose de toute une batterie de moyens : des patrouilles motorisées et trois types de radars. « L'un d'eux photographie automatiquement les véhicules trop rapides, commente Bruno Jacquelin. Mais on préfère intervenir directement. Cela nous permet de discuter avec les automobilistes. »
Uniforme bleu sous le soleil, le major décrit avec attention les équipements de son peloton. Pour lui, toute une partie de son travail concerne la prévention. « Certaines personnes sont inconscientes du danger qu'elles encourent sur une autoroute », soupire t-il. Pour preuve : il se souvient d'un homme qui s'était arrêté pour prier au milieu de la route. « C'est un cas extrême. Mais beaucoup de personnes âgées ne sont pas habituées à rouler ici et prennent des contre-sens. Et le week-end dernier, un père a oublié sa petite fille de 7 ans à la Gravelle ! »
Les gendarmes surveillent donc les voies en patrouillant. Ils disposent aussi d'un véhicule qui affiche des messages sur un panneau. « On se place devant la voiture auquel on veut s'adresser et on lui demande d'allumer ses phares ou de rouler un peu moins vite », explique le commandant du peloton. Un troisième radar permet enfin d'observer les chauffeurs, pour vérifier qu'ils ne téléphonent pas, en conduisant.
« Nous allons également effectuer des contrôles d'alcoolémie, poursuit Bruno Jacquelin. Et nous regardons les permis. Les personnes qui roulent sans, sont de plus en plus nombreuses. » Mais le plus important, pour lui, reste de lutter contre la vitesse.
Au-delà de 40 km/h au-dessus de la limite, les chauffeurs écopent d'un retrait de permis. Une mésaventure qui est arrivée à une centaine de personnes l'année dernière. « Il faut éviter à tout prix les accidents car ils sont toujours très spectaculaires sur autoroute » décrit le major Jacquelin. Chaque année, il y en a près de 100 entre Saint-Denis-d'Orques et La Gravelle.
Raphaëlle REMANDE.
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