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Atelier lecture de journaux à l'intérieur de la salle polyvalente. Annabelle avoue être de ceux qui n'étaient « pas très motivés au départ ». La jeune fille, étudiante en BTS au lycée agricole de Laval a changé d'avis en arrivant, impressionnée par le nombre de participants. 1 200 jeunes plus les professeurs et professionnels, ça fait du monde. « Je me suis rendu compte de l'importance de l'événement. Et on participe, on n'est pas seulement là pour écouter des conférences, on est acteur de la journée », se réjouit-elle.
Six tables rondes
Sa camarade, Alexandra, renchérit. « C'est aussi une parenthèse bienvenue dans l'année. » Le temps d'une journée, oubliés l'analyse et la conduite des systèmes d'exploitations, les stages, les cours. « On s'ouvre sur autre chose. » Car les thèmes abordés dans les six tables rondes sont vastes. Les lycéens se répartissent selon la couleur de leur bracelet, rouge, jaune, vert, dans l'auditorium, la salle 300 ou sous le chapiteau installé à l'extérieur. Les échanges sont suivis, à chaque fois, par les questions de la salle.
Au programme : la culture, le sport, l'Afrique ou encore le développement durable. Beaucoup de sujets se recoupent. La crise alimentaire revient plusieurs fois au sujet de l'Afrique et de son agriculture; des entreprises et de la mondialisation; du développement durable et de l'alimentation bio.
« Salle un peu sage »
Sous le chapiteau, la table ronde « culture » pose la question de la gratuité et attire les lycéens. Sans pour autant susciter de débat houleux. « C'est vrai que nos trois positions sont proches, reconnaît Brams, l'une des artistes intervenantes. Elle a débuté la séance en déclarant : « Je chante la culture gratuite ». Pourtant, la chanteuse trouve les lycéens dans la salle « trop sages. C'est assez révélateur de la société actuelle » estime-t-elle.
Sur un sujet pareil, elle s'attendait à plus de revendications, ou, au moins, plus d'avis. Un avis critique sur la jeunesse qui ne l'a pas empêchée de tacler aussi les moins jeunes au cours de la table ronde. « Si on était de leur génération, nous aussi on serait comme eux, un peu fachos », lâche-t-elle, au sujet de la réconciliation entre l'ancienne et la nouvelle culture.
Dès le début de l'après-midi et la reprise des tables rondes, les lycéens ont compris le système, à l'instar de Camille et Mélissa, 17 ans. Venues d'Allonnes (Sarthe) et de Guérande (Loire-Atlantique), les deux bonnes amies se sont retrouvées par hasard. Prévues dans deux salles différentes, elles ont décidé de picorer. « On va se promener, le sujet du développement durable nous plaît bien », disent-elles.
Elles espèrent qu'il y aura plus de débats que le matin, au sujet de la culture gratuite. « Sinon, on aura toujours des informations. C'est intéressant pour le bac aussi », conclut Camille, élève en terminale.
Isabelle JAFFRÉ.
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