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Devant la yourte plantée à l'occasion du festival k'ARTiers, Bernadette Bézier, directrice de la Maison de quartier (à gauche), en compagnie de Nicole Perret, habitante et bénévole à Hilard. Deux artistes en ont fait leur théâtre. Marie, la potière, et Odile, la comédienne, forment la compagnie Le Vent des forges. « Elles croisent la terre et l'émotion », commente Bernadette Bézier, directrice de la Maison de quartier qui les accueille dans le cadre de la 2e édition du festival k'ARTiers.
Hier matin, elles organisaient un atelier mêlant le modelage de l'argile avec l'expression corporelle. « Si on bat la terre, on y met son corps et tout son souffle », expliquait ainsi Marie à sa douzaine de stagiaires. Une recette étonnante qui semble vraiment avoir ravi les enfants et les adultes venus s'y défouler.
« Pas d'activités au rabais »
Dans l'après-midi, elles se produisaient ensuite sous la yourte devant une cinquantaine de spectateurs médusés. Ce dimanche, deux représentations de ce théâtre d'objets en terre sont encore prévues à 15 h et 18 h (1 € pour les enfants, 3 € pour les adultes).
« Le festival k'ARTiers nous permet de découvrir certaines cultures, certains spectacles qui ne sont pas forcément à notre portée d'habitude », estime Nicole Perret, habitante d'Hilard et bénévole de la maison de quartier depuis dix ans. Pour elle, « cela amène la ville dans les quartiers et les quartiers dans la ville. Vendredi, un bus est venu nous chercher pour aller au théâtre voir Didier Squiban. Vingt-neuf habitants du quartier avaient réservé. Sans cela, je n'aurais pas eu l'idée d'y aller. Ça nous incite à la découverte ».
Et de nouvelles personnes ont poussé la porte de la Maison de quartier « alors qu'on dit souvent qu'Hilard est un peu engourdi », note-t-elle.
Pour la directrice de la Maison de quartier qui veut aussi redynamiser l'image du quartier, ce festival a permis une « mixité sociale ». Et elle est ravie que les organisateurs de Laval spectacles aient « mis les moyens dans cette manifestation qui prouve que dans les quartiers, on ne propose pas des activités au rabais ».
Solange ESTEVES.
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