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Aurèle Valognes, directrice du laboratoire vétérinaire de la Mayenne, au service « santé animale » où un spécialiste analyse les reins d'un poulain. Contrairement à sa collègue actrice, qui jouait la vétérinaire en Afrique, Aurèle Valognes a commencé par soigner les animaux dans les campagnes de l'Orne. Elle est passionnée. Ses nombreuses heures de travail l'amènent à se plonger dans les analyses des laboratoires publics, des Pyrénées-Atlantiques tout d'abord, puis de l'Allier. Entretien sur le laboratoire vétérinaire de la Mayenne, dont elle occupe la tête depuis deux mois.
Pouvez-vous présenter le laboratoire vétérinaire, situé à Laval ?
C'est un laboratoire inscrit dans une logique généraliste. Il touche quatre domaines : la santé animale, l'environnement et l'hydrologie, l'hygiène alimentaire et l'agronomie. C'est sa richesse qui le rend intéressant. Le pôle « santé animale » se développe, mais il peut aussi bien analyser les sols et l'alimentaire, domaines peu courant dans les autres laboratoires départementaux.
Quelle utilité a ce laboratoire ?
Nous vendons des services à nos clients, que ce soit les agriculteurs pour faire des analyses de la terre, ou les collectivités locales pour les analyses des aliments dans les cantines.
Au final, par ces multiples analyses (de l'eau, de la terre, des aliments...) nous participons à la qualité sanitaire de la Mayenne. Nous dépistons les maladies, faisons de la prévention, avant qu'il y ait des conséquences sur l'homme.
On sait que la concurrence est rude avec les laboratoires privés, comment voyez-vous l'avenir ?
Nous sommes optimistes ! Nous avons le soutien des collectivités, qui nous aident largement à mener un projet ambitieux. Nous voulons créer un service de biologie moléculaire spécialisé dans la santé animale et l'hydrologie. Nous allons aussi développer un service de transport pour collecter les échantillons chez nos clients, pour mieux nous vendre. Aujourd'hui, le laboratoire représente un coût pour le conseil général, mais les résultats, d'ordre qualitatif, et qui préservent la santé et l'environnement, ne se chiffrent pas.
Propos recueillis par Thomas SEGUI.