Plein de belles choses. Ma femme, tout d'abord, est lavalloise, donc on retourne en Mayenne au moins deux fois par an. Moi qui suis Versaillais, je m'y sens un peu comme à la maison, comme si je n'étais pas vraiment parti. J'y ai tout de même passé quatre ans. L'autre chose que je retiendrais, ce sont des amitiés très fortes que j'ai pu lier avec des gars comme Rémi Gomis (Caen), Aurélien Nattes (La Vitréenne), Stan Sureau, Julien Daniel ou Abel Favry (Alençon). Dès que je suis de retour, on s'arrange pour se voir. Johann Chapuis, avec qui j'ai joué à Valence, est un bon copain aussi. Tant mieux qu'il s'éclate aujourd'hui à Laval.
Après le sud de la France et Valence en 2004-2005, direction l'Espagne et Alavés, où vous avez passé trois saisons...
Oui, la première en D1 et les deux suivantes en D2. La découverte a été superbe. La ville (Vitoria) était proche de la France (1 h 30 de Biarritz) et très agréable à vivre. Et puis, j'ai tout de même joué 20 matchs en Liga face à de prestigieux adversaires. Mon meilleur souvenir reste la rencontre au stade Bernabeu, contre le Real Madrid. Certes, Zidane (ménagé) était sur le banc de touche, mais on a quand même échangé nos maillots à la fin du match. Un grand souvenir. En revanche, les deux saisons suivantes ont été un peu plus « galère », en D2.
Pourquoi ?
Parce que c'était le niveau inférieur et parce que le président qui avait pris les rênes du club était à moitié fou. Dimitri Piterman, un homme d'affaires américano-ukrainien. Le genre à poser nu dans les journaux ou à multiplier les déclarations hasardeuses. Il a coulé le club. Il promettait des salaires extravagants à tout le monde, mais il ne payait personne. Au final, il s'est fait mettre dehors par le conseil d'administration, en laissant un déficit de 26 millions d'Euros...
Parlons de votre transfert. Comment se sont noués les contacts avec Santander ?
Le Racing me suivait depuis la fin de saison dernière. Le départ de l'Argentin Aldo Duscher vers Séville a libéré une place au milieu du terrain. Ils se sont tournés vers moi et j'ai accepté. La finalisation de la transaction a un peu tardé car Alavés a fait monter les enchères au dernier moment. Au final, mon transfert a coûté 650 000 €. Désormais, j'espère jouer et faire mon trou en Liga. Cela dit, la concurrence est rude à mon poste. Je n'ai pas la garantie d'être titulaire, mais je vais me battre pour gagner ma place.
Aucun club français n'était intéressé par votre venue ?
Sochaux, plus ou moins, m'a suivi pendant un moment. Mais rien de concret.
Après trois années au pays de Don Quichotte et d'autres qui vont suivre, vous voilà donc presque devenu Espagnol...
Ah non, je me considère tout de même comme un Français ! D'ailleurs, je ne suis pas parfaitement bilingue, même si je n'ai pas de souci pour comprendre la langue. Je me plais beaucoup en Espagne, mais je pense rentrer en France quand tout cela sera fini.
Quelles sont les différences majeures entre les deux pays ?
A mon arrivée, la chose qui m'a le plus surpris, c'est l'heure tardive à laquelle ils mangent. Quand l'équipe part en déplacement, on s'arrête déjeuner à... 15 h 30 ! Ca donne envie d'emmener son sandwich dans le car. Idem, le soir, on dîne à 22h. Pour eux, c'est tout à fait normal. Au début, c'est bizarre. Mais après, on s'habitue.
Et au niveau du football ?
Il y a beaucoup plus de passion en Espagne. L'an passé, en D2 avec Alavés, on est passé à la télé au moins 25 fois sur les 42 journées de championnat... On ne verrait jamais cela en France. En ce qui concerne le jeu, c'est moins physique et plus technique que le foot français.
Les Espagnols ne vous taquinent pas trop avec leur titre de champion d'Europe ?
C'est vrai qu'ils surfent sur une belle vague depuis l'Euro et ne s'en privent pas pour me le faire savoir. Je me fais chambrer, mais je leur réponds qu'il fallait bien qu'ils gagnent quelque chose un jour, depuis le temps qu'ils rataient leurs compétitions !
Recueilli par
Arnaud HUCHET.
Medhi Lacen en bref. Né le 15 mars 1984 à Versailles. 24 ans, milieu de terrain. 1,75 m, 71 kg. Clubs successifs : 2003-2004 : Laval, 2004-2005 : Valence, 2005-2008 : Deportivo Alavés (Liga puis deux années en D2). 2008- : Racing Santander (Liga).
Le championnat espagnol débute ce week-end. Le Racing Santander reçoit le FC Séville.

Quelle belle surprise, en ballade dans la région, nous avons découvert ce resto qui vient d'être...

Vous y serez très bien accueillis dans une ambiance sympathique et chaleureuse, un décor...

Belle déco, très bon accueil, service attentif et rythmé; carte et système de menus convivial et...

l'acceuil est formidable, le cadre magnifique, et que dire de la cuisine innovante, de sa carte...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
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