L'expulsion de la famille kurde confirmée
Nouvelle mobilisation mardi soir, devant la préfecture, contre l'expulsion de la famille Kocamer.
La famille Kocamer reste au centre de rétention de Rouen. Il ne lui reste plus de recours légal pour éviter le retour en Turquie.
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« Les nouvelles ne sont pas bonnes », annonce d'entrée Jean-Marc Bédue, militant du réseau éducation sans frontières (RESF). Le juge des libertés de Rouen a, en effet, entériné, mardi matin, la décision d'expulsion vers la Turquie de la famille Kocamer (lire Ouest-France du 13 août).
Il a estimé que la santé fragile de Mme Kocamer n'interdisait en rien une expulsion. Il suit ainsi l'avis du médecin de la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Seine-Maritime plutôt que celui du centre de rétention.
À la fin de l'audience, Mme Kocamer a fait un malaise et a été transportée par les pompiers à l'hôpital de Rouen. Elle était, lundi soir, de retour au centre de rétention, avec ses enfants de 5 et 12 ans.
Forte mobilisation
Comme promis, la mobilisation continue devant la préfecture de la Mayenne. Les manifestants étaient à nouveau plusieurs dizaines hier soir. Comme à chaque fois, des élus de la majorité municipale sont présents à la manifestation.
Guillaume Garot, maire de Laval, a écrit une lettre au ministre de l'Immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La délégation diocésaine du comité catholique contre la faim et le développement est également impliquée. Elle souligne « l'aspect inhumain des arrestations ».
Il ne reste aujourd'hui plus aucun recours légal à la famille kurde. Elle devrait être emmenée au consulat de Turquie. « La dernière chance, c'est que la Turquie ne reconnaisse pas Mme Kocamer, explique Jean-Marc Bédue. Son passeport lui a été dérobé avant les vacances. » RESF tente de rentrer en contact avec le consulat pour retarder la procédure.
Isabelle JAFFRÉ.
Ouest-France