Dans la dernière demi-heure, les rentrées offensives de Vauvy, Ruault et Raddas, ont apporté beaucoup de fraîcheur. Les occasions de buts se sont alors multipliées avec notamment plusieurs frappes lointaines. Laval a fini par être récompensé avec le but égalisateur de Ichane. Mais il était temps ! : Jean-François Quinebêche. La capacité des Tango à ne pas lâcher. Vendredi soir, rien n'est vraiment allé comme il le faut. Il y a d'abord eu ce but inscrit à la 9e minute par Cassis contre le cours du jeu. Courir après le score n'a jamais été une position idéale. Pourtant, les Tango n'ont pas eu longtemps à attendre pour égaliser : dix minutes plus tard, Nouar a remis les deux équipes à égalité. Mais il y a eu un deuxième gros coup sur la tête. « Le but que l'on prend en deuxième mi-temps arrive dans une période où on n'est pas très bien sur le terrain, explique Didier Neumann. On a été assommés. Mais une nouvelle fois, on a réagi. Même si on s'est demandé si on allait trouver la solution face à une défense qui n'avait pris qu'un seul but. » Là, le coaching d'Hinschberger a été efficace car les rentrées offensives de Raddas, Vauvy et Nouar, ont redonné du peps. Et le pilonnage de la cage d'Aureille, le gardien provencal, dans le dernier quart d'heure, a logiquement fini par payer. « Du coup, le nul est presque une victoire. Moralement, c'en est une, c'est certain », estime Didier Neumann.
L'entente du duo de récupérateurs Neumann - Gonçalves. À Laval, c'est l'une des bonnes surprises de ce début de saison. La blessure de Michel Rodriguez a obligé Mathieu Puig à descendre d'un cran, libérant ainsi une place en milieu de terrain. Titularisé, Anthony Gonçalves a, à l'évidence, bien pris la mesure du job. « Ça se passe super bien sur le terrain et en dehors, avoue le joueur tango. Didier me donne de bons petits conseils. Il a un vécu et c'est quelqu'un qui ne se prend pas la tête. Je l'écoute beaucoup. Mais ce qui est bien, c'est qu'il m'écoute aussi comme si j'étais quelqu'un d'aussi important. » Rien de tel pour la confiance.
« Anthony a su s'imposer par son engagement et sa technique. Il aime bien prendre les espaces sur le côté droit, poursuit Didier Neumann. J'apprécie d'avoir quelqu'un d'hargneux à côté de moi. Je suis là pour tempérer et apporter mon expérience, lui pour apporter sa fougue. Ça fait un bon mélange. On est complémentaires. »
On a moins aimé
Les périodes de flottement. En fin de première période et durant les trente premières minutes de la deuxième mi-temps, cela a presque été le néant côté jeu pour les Tango. « Mais c'est dur de maintenir du rythme pendant 90 minutes, assure Didier Neumann. Quand on essaie de partir de derrière à chaque fois contre une équipe qui refuse le jeu et réduit les espaces, on a forcément plus de mal à se trouver, surtout quand la fatigue s'installe. » Un deuxième élément n'a pas joué non plus en faveur des Tango : la rentrée, à Cassis, de De La Loma (46') qui a modifié l'organisation sur le terrain. « On n'est pas arrivé à le prendre et du coup, il s'est souvent retrouvé libre de tout marquage. Il nous a fait beaucoup de mal », témoigne Anthony Gonçalves. Avec les rentrées successives de Raddas, Ruault puis Vauvy, la donne a ensuite bien changé.
Bénédicte RENOU.
LAVAL - CASSIS : 2-2 (1-1).
Arbitre : M. Julien.
5 776 spectateurs.
BUTS. Laval : Nouar (19'), Ichane (90'+4). Cassis : Himmes (9', 62').
AVERTISSEMENTS. Laval : Puig (45'), Haguy (83'). Cassis : Nouri (24'), Canet (58'), Savry (90+4).
LAVAL : Balijon - Buzaré (Vauvy, 71'), Puig, Chapuis, Ichane - Nouar, Neumann, Gonçalves, Haguy - Mauricio (Ruault 65'), Duhamel (Raddas, 61'). Entr. : Philippe Hinschberger.
CASSIS : Aureille - Savry (cap) - Belloumou, Canet, Nicodeme, Torre - Cazarelly, Diop, Nouri (De La Loma, 46')- Pastorelli (Silva, 86'), Himmes (Simeon, 82'). Entr. : Léon Galli.

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