Un voyage familial aux sources de l'adoption
« On aime ce pays », disent ensemble Fabrice et Marie-Laure Malard, qui ont réalisé un petit livre pleins de photos après leur voyage au Burkina-Faso, le pays de leurs deux fils adoptifs.
Les époux Malard et leurs deux fils adoptifs sont retournés là où tout a commencé, au Burkina-Faso. Un voyage marquant.
« Au début, ça a été un peu dur pour les enfants. La pauvreté, la saleté... Mais les gens sont tellement accueillants, tellement souriants. On a positivé là-dessus. » Marie-Laure et Fabrice Malard, qui habitent Saint-Berthevin, se souviennent du voyage de trois semaines qu'ils ont fait au Burkina-Faso, l'an dernier.
Un voyage pas tout à fait comme les autres. À cette occasion, leurs deux fils, Théodore et Célestin, 11 ans et 9 ans aujourd'hui, retournaient pour la première dans leur pays de naissance depuis leur adoption.
Grands-parents, oncle, tante, cousins et cousines avaient suivi. Treize personnes au total pour un voyage qui passait par Ouagadougou, mais aussi par la brousse, sans eau ni électricité. « Le but, c'était d'aller à la rencontre des Burkinabés », rappelle Fabrice Malard.
« Un jour, à la vue d'un enfant très malade, Théodore nous a dit qu'il était très content de vivre en France, se souvient sa mère. Il disait ne jamais vouloir retourner au Burkina. Maintenant il dit plutôt qu'il y retournera peut-être un jour. »
Ce témoignage, et deux autres relatant des voyages similaires au Vietnam et à Djibouti, est venu en conclusion de l'assemblée générale de l'association Enfance et familles d'adoption. « EFA 53 regroupe une soixante d'adhérents, et notre but est d'aider les familles, de contribuer à améliorer le cadre administratif de l'adoption », détaille la présidente, Claire Maréchal.
En 2009, EFA 53 remettra au goût du jour des ateliers pour apprendre aux mamans à coiffer les cheveux crépus (« Ce n'est pas facile quand on n'a pas l'habitude. ») et proposera des ateliers d'écriture aux parents adoptifs désireux de consigner leur expérience par écrit.
Daniel LE GALL.
Ouest-France