Actualité dossier
La saison 2007-2008 du Stade lavallois

Édition du lundi 28 avril 2008

En trois semaines, les Lavallois ont presque tout perdu

National. Laval - Sète : 1-1. Deux petits points pris seulement en trois matches, et voilà le Stade lavalloistrès mal embarqué dans la course au podium. La L2 s'éloigne.

Dans le camp lavallois, l'heure n'était pas à l'abattement, samedi soir. Pas encore. « Il nous reste une chance, on va la jouer à fond », assurait Michel Rodriguez, le capitaine tango. « Il y a encore trois matches, on fera les comptes à la fin, mais on sait que l'on doit gagner les trois pour espérer monter », soufflait Philippe Hinschberger. C'est que l'étau se resserre dangereusement. Cette 35e journée a permis de décanter les choses, de jauger les ambitions des uns, les capacités des autres. Battus, le Paris FC et Istres se trouvent quasi-éliminés de la course à l'accession. Et Nîmes, l'équipe en forme de cette dernière ligne droite, a pris l'ascendant sur Laval, Cherbourg et Sète. Quant aux Tourangeaux, bien que surpris à Villemomble, ils auront l'occasion, samedi prochain, d'entériner leur ticket pour la Ligue 2, s'ils dominent Laval.

Vous l'aurez compris, les Mayennais, avant de se déplacer en Touraine, de recevoir Villemomble puis de se rendre à Nîmes, se retrouvent dans une position très inconfortable. Les plus optimistes diront qu'ils possèdent toujours leur destin entre leurs pieds. Il est vrai que trois victoires lors des trois derniers matches leur offriraient, à coup sûr, une place sur le podium. Sur le papier, rien d'impossible, mais sur le terrain, on voit mal les Tango faire valser Tourangeaux, Parisiens et Nîmois, quand Martégaux, Louhannais et Sétois viennent de les calmer (deux points pris en trois matches). « Dire que l'on comptait 53 points il y a trois semaines, regrettait Hinschberger. On a dilapidé notre avance ».

Des limites visibles

À l'époque, le Stade lavallois, installé seul à la 3e place, semblait maîtriser la situation. Il surfait alors sur une belle série d'invincibilité et son petit coup d'accélérateur, juste avant le sprint final, pouvait paraître décisif. Mais la machine tango se trouvait, en fait, en surrégime. Comment en est-on arrivé là ? Dur à expliquer, d'autant que cette période noire coïncide avec le retour de tous les joueurs blessés ou suspendus. Philippe Hinschberger n'avait jamais pu, jusque-là, travailler avec un tel effectif.

On a évoqué la pression, mais quelle pression à Louhans ? Pointée, aussi, la maladresse devant les buts, mais face à Sète, encore fallait-il s'en créer, des occasions... Hinschberger dresse un catalogue de tout ce qui ne fonctionne pas : « On ne parvient pas à emballer nos matches, on n'arrive pas à trouver des points de fixation, devant. Techniquement, ce n'est pas ça, on ne joue pas juste. On se réveille seulement quand on est mené. En revanche, il n'y a pas grand-chose à dire sur l'état d'esprit »

Le Stade lavallois vient tout simplement d'afficher ses limites. Limites que l'on pensait beaucoup plus hautes, quand il administrait des raclées aux mauvais élèves de la classe National. Un leurre. La marge de manoeuvre était beaucoup plus ténue. Et aujourd'hui, elle n'existe plus.

Arnaud BODIN.

LAVAL - SÈTE : 1-1 (0-0).

Arbitre : M. Lecellier. 8 320 spectateurs.

BUTS. Laval : Benon (74'csc). Sète : Nouar (66').

AVERTISSEMENTS. Laval : Rodriguez (74'). Sète : Kharrazi (59').

EXPULSION. Laval : Hinschberger (59').

LAVAL : Balijon - Buzaré, Rodriguez, Blanchard, Ichane, Belaud, Lamy, Doukantie, Laurent (N'Zif, 66') - Fabien (Gonçalves, 81'), Vauvy (Mauricio, 60'). Entraîneur : Philippe Hinschberger.

SETE : Hiaumet - Rambier, Di Bartoloméo, Benon, Massot - Himmer, Llorente, Costa (Aît-Ouarab, 78'), Kharrazi - De Ruéda (Benhamou, 81') - Nouar (Brosson, 93'). Entraîneur : Thierry Laurey.

Ouest-France

Les autres titres

Accueil du dossier
Le Stade lavallois

maville.com Tous les flux RSS d'actualités