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Samedi, à Hilard, le festival k'ARTiers offrait la possibilité aux enfants et aux adultes de suivre un stage mêlant modelage de l'argile et expression théâtrale. A gauche, Jean-Christophe Chédotal, directeur de Laval spectacles. : Elle se chiffre à environ 4000 spectateurs. Soit 1200 personnes de plus que l'an dernier avec le même nombre de spectacles. Toutes les représentations ont bien marché. Sauf peut-être le dimanche 27 avril où nous n'avons pas eu autant de monde que ce que nous espérions.
Quelles ont été les réussites de cette deuxième édition du festival ?
La nouveauté cette année, c'était d'aller au théâtre. Le concert de Didier Squiban et la soirée hip hop (lire ci-dessous) ont formidablement bien marché. Nous avons eu plus de 400 spectateurs chaque soir et un vrai brassage du public. Avec des gens des quartiers qui n'étaient jamais venus auparavant. Ils ont découvert le théâtre à l'occasion des visites-spectacles. 80 % des participants y entraient pour la première fois. Ces visites humoristiques étaient un moyen d'accrocher un public nouveau qui pense que le théâtre, ce n'est pas pour lui. Il faut faire tomber les barrières.
Un bus venait d'ailleurs chercher les habitants dans leur quartier...
Le fait de venir en bus, tous ensemble, accompagnés par des professionnels qui travaillent dans leur quartier, les a rassurés. C'était une fête pour eux. Après le spectacle, les gens remontaient dans le car et nous disaient : ça fait du bien ! Ils ont pris de vraies bouffées d'oxygène. Et ont eu l'impression de faire un petit voyage en venant au théâtre.
Quels ingrédients faudra-t-il conserver pour la prochaine édition en 2009 ?
Artistiquement, nous garderons la même ligne et la même diversité. Je crois aussi qu'il faut conserver le tarif attractif de 3 € pour les adultes et un euro pour les enfants. A ce prix-là, les gens acceptent de prendre le risque de découvrir un spectacle.
Quelles seront vos réflexions pour améliorer le festival k'ARTiers ?
Nous avons eu quelques difficultés à convaincre les habitués du théâtre que le festival k'ARTiers n'était pas une programmation de seconde zone, mais offrait de vrais spectacles de qualité. Nous devrons veiller à ce que la communication passe mieux à l'avenir. Il faudra aussi peut-être concentrer la durée du festival sur une semaine au lieu de quinze jours. Peut-être aussi changer de nom... Je ne sais pas. Rien n'est décidé : il faut que nous tirions le bilan avec les co-organisateurs, c'est-à-dire l'animation territoriale, les maisons de quartier et les comités d'animation des quartiers.
Propos recueillis par
Solange ESTEVES.
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