Les rues vont vivre au rythme des Uburlesques
Théâtre, cirque, chansons, fanfares, 25 compagnies investissent le centre-ville de Laval ce week-end. Des surprises à chaque coin de rue...
++ Découvrez le programme des trois journées
Parce qu'ouvrir une porte de théâtre,ce n'est pas facile,les Uburlesques le font pour vous. « Ce festival est là pour ouvrir des portes », expliqueJean-Luc Chédotal, président du festival. Pendant « deux jours et demi », lui et sa joyeuse troupe créent des ponts entre le public et les artistes. « Pour mieux rendre accessible les arts. »
La rue comme espace commun d'expression. La rue parce que le mot culture y prend tout son sens. « Les arts de la rue participent à la création, la diffusion et à l'éducation culturelle », note Emmanuel Doreau, adjoint à la culture à la mairie de Laval.
Cette année, le festival des «ubus», treizième du nom, invite 25 compagnies, venues de tous les coins de la France. Dans le centre-ville de Laval, ce seront trois jours de fête, de vendredi soir à dimanche. 30 spectacles pour 80 représentations. « L'esprit général est de retourner aux sources des manifestations de rue. À savoir, les grands bals populaires des années 1920. »
Le festival se reférera à Alfred Jarry, grand poète lavallois et papa de la pièce de théâtre: «L'Ubu roi». « Un homme qui voulait bouger les codes, un emmerdreur ! », rigole Jean-Luc Chédotal.
Au programme: du cirque, du théâtre, des spectacles « bizarroïdes et surtout de la musique ! » De nombreuses fanfares « décalées » déambuleront dans les rues. Pour l'occasion, une fanfare lavalloise, tirée d'un texte d'Alfred Jarry, a été formée, «Haldernablues», ses musiciens aguerris interviendront ce week-end, « mais aussi pendant les temps forts culturels de l'année à Laval ». La compagnie phare du festival vient d'Angers: c'est Jo bithume. Ce week-end, elle aura carte blanche. « Nous ferons quatre spectacles différents, dont un pour la première fois en salle, au théâtre. » Ce sera le premier spectacle du festival, vendredi à 19heures. Juste avant que le coup d'envoi officiel ne soit donné au jardin de la Perrine à 21heures, en musique, avec l'Atelier du rythme.
Cinq compagnies sont originaires de Mayenne. Parmi elles, le Théâtre du tiroir, avec le spectacle « Ça tourne pas rond». « Des chansons populaires, poils à gratter, revisitées au goût du jour ! explique un membre de la troupe. Bourvil, Boris Vian ou Francis Blanche pour ne citer qu'eux. » Ce spectacle clôturera le festival, dimanche soir, au jardin de la Perrine.
La quasi-totalité du festival est gratuit. Sur les 80 spectacles, trois seront payants « parce qu'ils se déroulent sous le chapiteau ou au théâtre ».
Ouest-France